La caza trifouille

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 Trifouille International

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Doll



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MessageSujet: Re: Trifouille International   Lun 16 Juil - 17:40

Alors qu’elle penetrait dans l’appartement du gentleman, Doll s’interrogeait :

« Arnulf ? Arnulf ?….hmmmmm, ce nom me dit quelque chose.
J’ai déjà entendu Barney en parler à la Taverne .
Mais ça ne doit pas être le même.
Selon Barney Arnulf est « une petit tapette, un moustachu sorti du groupe YMCA. Il se balade avec un uniforme en couir noir, avec un braguette qui monte de son entrejambe jusqu’au sommet du crâne et un fouet !!!Si il me touche les fesses un jour je lui latte la gueule avec une bouteille de Jack….vide !!! ».
°°°Aaaaaah Barney comme tu me maaaaaaaaanques !!!°°° »

Là, ça n’a rien à voir. Il est jeune beau, sensuel. Il l’a invité chez lui, un grand Duplex au cœur de Nantes, meublé avec goût et sobriété . Un piège à nana quoi .
Doll s’installe sur son canapé blanc, un feu de cheminée flambe, un énorme peau d’ours blanc gît juste devant cette même cheminée.
°°° c’est bizarre ça, on est en juillet et il fait un feu ? °°°
« Alors, Doll, vous travaillez donc chez E.Leclerc ? Ca vous plaît comme métier ? »
« Bah grave nan quoi, mais c’est juste pour payer mon shopping quoi… »
« Si vous voulez j’ai un job à vous proposer. Et c’est bien mieux payé que chez E.Leclerc. «
« Ah oui ? Quel genre ? »
«Un peu de champagne ? »
« Oui, merci . Quel genre de job ? »
« Du style : aller au restaurant gratuitement, avec des hommes qui recherche de la compagnie. »
« Escort Girl quoi ? »
« ….euh….oui….(gninhinhinhinhin !!!) »
« Ah bah ouais mais j’ai jamais fait ça… Faut que je réfléchisse. Je peux vous emprunter vos toilettes ?»
« ………….oui bien sûre……….. (gniarkarkarkarkarkark !!!) »
°°° Tralalalalalalèèèèèreuh, bizarre son plan job à Arnulf.
Pourquoi il me propose ça ? °°°
Doll monte à l’étage, traverse un grand couloir . Au bout il y a une porte.


°°° Les toilettes, bon ça doit être par là.
Arf, non c’est sa chambre !!!
Je vais en profiter pour espionner un peu.
L’armoire, ouaaaaw que des tailleurs Hugo Boss et Kenzooooooo, hum c’est quoi se truc qui dépasse là ?
Une lanière en couir ?
Un corset en couir ?
Des bottes de couir ?
Un haut en résille noir ?
Un fouet, on dirait la panoplie de Ségolange, c’est quoi ce délire ?
Une pile de magazine qui traîne : « Déco magazine, Cuisine et vins, Modes&travaux, Têtu….TÊTU !!!!????
Bon sang mais alors……….Barney avait raison ???
Mais je suis tombée dans un piège alors ???
Et c’est un Trifouillard en plus !!! Beurk !!! °°°
Tout à coups, des bruits sortent de nulle part :
« Hmmmmmmm !!!!Gffffffffffmmmmmmmmmmmmmmhhhhhmhmhmhmhmhmhmh !!! »
On dirait des gémissements.
J’ouvre une porte de placard, et là je trouve Ségolange et Jessica, ligotées et baillonnées.
Et toutes nues en plus !!!
Quel pervers !!!
« Mais enfin les filles ? Qu’est ce que vous foutez là ? Et puis c’est quoi cette tenue ???»
« Hmmmmmmm !!!!Gffffffffffmmmmmmmmmmmmmmhhhhhmhmhmhmhmhmhmh !!! »

Mais Arnulf se demandant si Doll n’avait pas attrapé une tourista avec tout ça, il fini par monter à l’étage!!!
« Ah Doll !!!Doll, Doll, Doll !!! Ca ne se fait pas de fouiller dans les affaires des gens !!! »
Oh mon dieu, Arnulf !!!
Il était là, sur le pas de la porte. Son costume de couir zipé jusqu’à la tête. Tout maigrelet, il ressemblait à une menthe religieuse mais en noir, avec un fouet !!!
« Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah !!! »
Je pris mon courage à 2 mains, et je libérais mes copines alors que Arnulf avançait doucement en faisant claquer son fouet.
« Allez les fiiiiiilles, viiiiiiiiiiiiiiiiiite il approche !!! »
« Gninhinhin, je suis méchant, oui, je suis méchaaaaaaaaaant !!! »
Klak !!!
Après avoir réussi à libérer ses copines, Doll réussi à intercepter les coups de fouet du Prince PD Hérault du goûter, Ségolange ayant repris ses esprits, elle attrappa le fouet qui était dans l’armoire, et telle une sculpturale déesse grecque nue, elle entortilla Arnulf d’un coup de fouet magistrale !!!
« Sale petit gay de merde * » s’emporta Ségolange « on va pas te faire de cadeau !!! Tiens prend ça et ça et ça !!! Tu connaîs la chanson Tu vas prendre ? Et bin tu vas prendre !!!»
« Ah bin c’est cool Doll de nous avoir sauvé !!! »Jessica venait de retrouver sa libertée !!!Elle pu enfin se recoiffer, se remaquiller et remettre sa silicone à la bonne place !!!
Une fois Arnulf immobilisé, les filles se retrouvèrent dans une énorme accolade, en sautillant autour d’Arnulf qui fulminait !!!
« On a attrapé un trifouillard-euh !!! Ouaiiiiiiiiiiiiiiiiiiiis, hihihihihihihihi !!! »
« Bon les filles, faudrait quand même qu’on s’habille non ? »
« Des nouvelles de Manolo, Doll ? »
« Nan, aucunes, mais j’ai fait les soldes !!! Allez je vais vous montrer ce que je me suis acheté !!! »
« Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !!! »


*NDLA : Ségolange est homophobe
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B.P. Clou-de-Girofle
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MessageSujet: Re: Trifouille International   Jeu 9 Aoû - 14:16

Starfok Baba Land, 26 heures du matin, heure locale…

Il avait beau être bien à l’abri dans sa combinaison énergétique à plasma, le journaliste le plus célèbre de l’Empire commençait à se faire du mouron. Arpentant seul les corridors aux proportions staliniennes de la dernière demeure connue du Régent, les bonds continuels des millions de puces des éthers (qui avaient mystérieusement envahi le palais le jour même de la mort présumée de celui ci) commençaient à le rendre nerveux.
Elles lui donnaient comme l’impression malsaine d’être la première manifestation des sept plaies d’Égypte version Boulimike.

Il aurait pourtant du se réjouir de la disparition de celui qu’il avait toujours soupçonné être le plus grand dictateur depuis Chipoth 1er. L’homme qui aurait déporté, par simple fantaisie, des systèmes solaires entiers sans que personne ne puisse jamais le prouver, propageant jour après jour son culte de la personnalité aussi farfelu que sinistre, conspirant dans l’ombre pour asseoir son propre règne d’obscurantisme à la sauce soja …

Mais non. Dans les circonstances actuelles ça lui donnait plutôt le sentiment d’arriver comme une moumoute sur la soupe… version coupe afro.
Trois jours seulement après la disparition pure et simple du fondateur de Trifouille. Le lendemain de la mort idiote et inexpliquée du Prince Raoul II en exil, qui aurait selon les témoins, ingéré volontairement un verre entier d’eau (causant des dégâts irrémédiables à son Métabolisme saturé d’alcool pur : d’après les spécialistes il était tout bonnement mort des suites d’un coma hydraulique).

Il y a des coïncidences qui ne trompent personne. Et puis… En dépit des derniers tracés de ses détecteurs d’énergie vitale (qui tournaient en permanence dans chacune de ses centaines de résidences quaternaires), formels quand à l’heure du décès, et ce même en tenant compte du décalage horaire galactique, on a pour l’instant retrouvé aucune trace de dépouille starfoquesque : on allait inhumer un cercueil vide.
Et le Roy qui demeurait injoignable…

Son instinct de journaleux lui soufflait qu’il se tramait quelque chose de pourri au Royaume des Babas. Et qu’il avait besoin d’un bon verre aussi.
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Starfok 1er
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MessageSujet: Re: Trifouille International   Jeu 16 Aoû - 18:31

Un lieu inconnu, un mal de crane du tard..

pouh! c'est quoi ce gout infect?!! rah c'est mon haleine on dirait... bon faut gerer.
il est dur de lever le bras.bon ca va, j'y arrive. retour du mal du crane, ca vrille les tempes c'est infernal.
vite un ptit verre. mon bras gauche tate a gauche tandis que le droit va essayer d'essuyer les relent mephitiques de reste de soirée prises
dans la legendaire barbichette.
la soirée que c'etait la vache!!
ca faisait longtemps que le regent n'avait pas fait autant le con.. c'est clair que ces dernieres petites vacances lui avait fait du bien
un bonne cuite royale(ce serait morphal qui sera content de le retrouver en grande forme).

Probleme.

pas de bras.
ni
de barbiche.

.
.

...

merde, un truc allait pas.


noir total.
un peu de clair: une lune bizarre violette et un desert de sable noir comme l'ebene. etrange.
(dis monsieur tu veux tirer mon doigt?) dit un petit garcon avec un serpent accroché a son cou
(hein???)
(aller s'il te plait, ca commence a me faire mal..)
(degage ptit con)
(tire mon doigt siteupléééééé)
(allez si ca peut te faire degager..)

(prout) un bruit ridicule et meme pas d'odeur malgre 5-6 secondes d'attente
(il est naze ton pet... pfff casse toi petit)
(mais heuuu!!!!)il part

une enorme porte surgit du sol, en silence,blanche, couverte d'etiquette de biere decollée par le froid puis recolle dessus avec marque en gros: "TRIFOUILLE"
et la, fiat lux, la lumiere se fit, c'etait comme le nez au milieu de la figure ou un oiseau sur un pare brise de 16 tonnes.

j'etais mort.ca faisait deux ans que j'etais au pouvoir d'un empire et je m'etait fait desinguer comme un bleu.
rahh merde! ca m'apprendra a picoler sans preparer mes arrieres.

une autre porte surgit derriere derriere moi,une grosse porte noire, avec des moulures dessus representant des gens en train de bruler,
des planete se faisant devorer par des trucs genre j'ai-plus-de-tentacules-que-toi-et-la-mienne-est-plus-grosse un crayon et un tableau veleda incrusté au dessus de la sonette.
a sa droite: un televiseur suspsendu au dessus du sol, silencieux, comme attendant quelque chose.
(fais voir)

la tele se mit a faire le classique effet de neige censé faire flipper n'importe qui avec un effet mysterieux appelé:"message de l'au dela"
le regent ayant l'habitude ce genre de trucs pour impressionner la populace ne leva q'un sourcil, et le film commenca. sevère
plan large: le regent etait sur un autel de ceremonie a baba-land, entoure des Rhoomains et quelques babas.
la camera s'eloigne en accelere et on voit defiler la planete, puis le systeme entier. on remarque que toutes les planetes du systeme seront alignes quasi parfaitement sous peu.
zoom avant (mal realise ca donne la gerbe ce truc!) retour sur l'autel ou on voit un flan.
le regent:-Cher amis voici venu l'heure du flan ! apres avoir vaincu le Struddle, avoir mangé du lion, et regle pas mal de choses, il est temps de commencer le vrai travail:
"un flan pour tous!! il est temps de realiser le miracle absolu: l'hypermultiplication du flan!!!
la foule est en folie (hum, pas mal mon profil, héhéhé)
suivi d'un debut de danse.. quelques plans histoire de montrer que la ceremonie dure longtemps, avec pas mal de picole, de filles a poils, d'echange de fluides divers
et quelques chanson un peu gaillardes... le regent relache un peu le coup et s'endort un peu bourré au pied de la stele de pierre.
c'est aplors que le soleil de baba disparait...
d'un coup de flan se mit a trembler comme un pudding sur un essoreuse a plein regime, puis la surface un peu brulée creve et des milliers de petits flans se mettent a se deverser de toutes parts, a toute vitesse!!!
la population presente, dans un hurlement de joie ouvre grand la bouche.. qui ne tarde pas a etre remplie.
En moins d'une heure c'est le carnage: le regent meurt etouffe par son dernier miracle avec toute ses fideles presents..
la chose la plus horrible et le probleme du portail: le flan n'a de cesse de se deverser et fini au bout d'un journée par atteindre les portes de teleportation et commence a envahir alors Miko thermal land, pape land II, Druideland, lama land II, rabbi land... toutes les colonie starfokienne se retrouve noyé dans le flan en moins d'une semaine, sans donner le moindre signal d'alerte etant donné que les reseaux de surveillance ont ete directment sature d'acides gras qui sont connus pour foutre la merde n'importe ou...

re gresillement..
(pfff.. bon ben me v'la beau)
je regardais la porte de la trifouille, respira profondement, et encore.. encore. l'air commenca a rentrer dans l'estomac. et hop, une belle gerbe deposée en signe de respect a leur porte.
je me retourne, prends le crayon veleda et ecris sur la porte: LE VAS-LA(NON!)LHA ! puis ouvrit.

(lumiere blanche)
khof khof.
-Rackhom?!!!!!?
-oui c'est bien moi!
-mais?! je suis mort non?
-remerciez les vers solitaires de la trifouille que nous avons detournés.. nous avons pu vous sauver a H -20 minute pendant votre cuite en retournant dans le passe.
-?
-oui j'ai du vous faire mettre un ver a votre insu pendant votre cuite, puis remettre le mien.
-et la banane???
-oui..
(argh!!!!)
-donc nous sommes sur terre?
-affirmatif.
-seuls?
-oui
-qui gouverne?
-la question reste en suspens maitre..
-bon sang. faut que je retrouves morphal en vitesse, ca va etre le bordel.
-oui mais on ne peut quitter cette planete sans notre ver..
-Fichtre, j'avais oublie ca!
-OUbliez ca, et finissons notre vie ici, maitre!!
-Mais tu ne pourras jamais mourrir Rackhom si on fait ca!!
- pourriez vous subir en pleine conscience de vos actes la ceremonie de reinsertion du ver?
- pour l'empire.. oui!
un larme coula au coin de l'oeil du bras droit de Starfok. Le regent, emu, ne cilla malgre tout d'aucune sorte.
-donc partons pour la maison bleue, adosée a la colline.
-mais ou sommes nous?? et tu n'as pas pu garder les vers captifs??
-non maitre, il sont passe au travers du bocal de contention. Et pour l'information, nous sommes au Nouveau Mexique.
-QUOI!!!!
-pur hasard maitre.
-toi t'as un idée derriere la tete.
-ouip, mais je vous laisse la surprise.
-je t'ai deja dis que j'aimais tes plans tordus?
-oui, comme j'aime les votre..
-rassure moi rackhom, tu n'es pas un ami d'arnulf?
-non sire, j'aprecie l'esprit c'est tout..
-hum. et bien allons y!
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Doll



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MessageSujet: Re: Trifouille International   Lun 27 Aoû - 10:14

« John et Samantha étaient enfin heureux ! Après avoir réussi à prouver que John n’était pas le père de l’enfant de Lisa, qui est en fait sa sœur, et Samantha ayant déjoué le piège de Garry et après avoir réussi à s’échapper du désert de Gobi en chevauchant un poney, ils s’étaient retrouvé sur la plage de Copacabana, se marièrent et eurent beaucoup d’amants !!! «

- Aaaaah, comme c’est beau !!! sanglota Jessica
- Bon Jess c’est bon on peu y aller ? dit Doll, excédée
Elles se trouvaient toutes trois devant la télé extra-plate d’Arnulf, toujours enfermé dans le placard. Cela fait 3 semaines qu’elles réfléchissent à un plan. Complètement perdue…

- Moi je suis sûre qu’il se passe quelque chose à San Francisco, c’était trop bizarre ce rêve que j’ai fait.
- Mais oui mais comment on va faire pour y aller ? Dit Ségolange : On a pas d’argent !!! Et en plus c’est une ville de Gays…
- Nous non, dit Jessica, mais Arnulf, il en a un paquet !!!
Doll et Ségolange regardèrent Jessica, abasourdi. Bon sang mais c’est bien sûre ! Comment n’y avaient-elles pas pensé plus tôt ?

- Euh oui, ha ha, tu as raison Jessica. Vite fouillons-le, on devrait bien trouver une carte bleu quelque part.
Elles se mirent toutes à fouiller l’appartement d’Arnulf. Ségolange en profita même pour le fouetter un peu, histoire de faire avancer un peu les recherches.

- Aha, ça y est j’ai trouvé une American Express !!! s'exclama Doll
- Yepeeeeeee , à nous la first class et le caviar !!!
- Allons – y les filles, il ne faut pas perdre de temps. Qu’est-ce qu’on fait d’Arnulf ? demanda Ségolange
Doll : - On le laisse ici, on ne peut rien tirer de lui, à part le code de sa
carte bleue.
Les trois jeunes femmes s’envolèrent donc vers San Francisco. A la recherche de Manolo. Mais est-ce bien Manolo ? Doll doutait de cela…
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Starfok 1er
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MessageSujet: Re: Trifouille International   Lun 1 Oct - 17:00

affublé d'une toque reposant sur la tranche de ses oreilles presque spongieuses a cause de l'acool, Rackhom, las comme une eponge oubliée derriere le meuble de cuisine, s'etala de son long sur le carrelage froid de la dite cuisine.
Le guide de sa vie(ovation interieure) etait revenu. le sel de ses larmes ne cessait de creuser plus encore les sillons de son visage rendu flasque par son abscence.
Quelle folle chevauchée sauvage sur l'etalon de la folie du regent les menerent a San fransico!!
La quete deroutante et suintante du ver solitaire etait plutot riches en fibres scénaristique (dont une totale abscence de manolo par le plus grandes hasards malades) qu'une vie ne serait suffisante en chrono-pointage a coucher avec chacun de ces petits instants surprenants et a s'occuper de ces consequences qui crieraient "qui est mon papa?" a tout vent..
la plus grande toile de ce passé composé d'enchantement terribles et de maledictions suaves se resumait a s'introduire un ver et une banane dans une zone que la pudeur m'empeche de prononcer.
l'anus puisqu'il s'agit de l'ecrire.
Une douleur sourde lui piquait la retine depuis, et le blanc lumineux de la douleur etammait maintenat sa vision peripherique.
le regent(applaudissements) semblait bien se porter, depuis sa reintroduction virile dans la large porte de son bureau de pâle patine.
Tous deux savaient a quel point revenir d'entre les morts coutaient a l'espace temps, et seule un decalage du pantalon de l'univers(cf pratchett)
incroyable pouvait faire equilibre a l'amalgamme furieux que le tissu de la realité avait pris dans les dents.
Le dentier a peine remis, la populace embrumé par l'anesthesie se reveilla un matin avec le regent sur un trone, avec quelques gazelles evidées sur le sol, celui ci affulblée d'une queue surnumeraire, poilue et encore plus a l'extremitée.
une queue feline, et un permis de conduire les GT au nom de Captain nekro dont l'existence meme avait une drole d'allure.
comme si un bout de simcard pouvait se sentir d'un coup habillée en drag quenn hardcore sur le plateau tele d'un star Ac' multivers...
Mais bon tout semblait de nouveau dans l'ordre, quelques nouvelles tension tout au plus:
la montée de valheru dans l'escalier hiérophantesque de la trifouille qui subit comme tous les aléas du temps.
La venu d'un faux prophete acclamant a tout va l'intolerance alcoolique.
en effet dans le desert ethylique terrien irlandais, une bonne Starfy-kro au retour valait tout l'or de l'univers... une biere blonde qui avait du gout seigneur!
mais chaque chose en son temps, et chaque dossier dans son tirroir.
Le retour allait prommetre de prommettre.
Rackhom se vomit dessus une boule de poil.
quand surgit tel une dinde mal evidée du four une voix du couloir: "rackhom, le diner est prêt??"

-oui maitree.. kof kof!
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MessageSujet: Re: Trifouille International   Mar 2 Oct - 2:13

"Pou..pou..poum.."Le temps commençait à se faire long pour Jamou. Slim Slagadam et lui attendaient toujours que quelquechose se passe du côté des BarbaraGuld. L'état du ver empirait de jour en jour.

Un matin, un Slim à l'agonie me fit mander dans sa chambre, une petite boîte à chaussure vert pomme savamment décorée. "JaaMouu....je meuurrs...ah Oui...je meuurs...."balbutia le ver.

-Chouette, enfin une bonne nouvelle!
-...
-Ok, c'est bon Slim..je t'écoute. Oui? Quelque chose à me dire? Une boite à chaussures à me léguer peut être? Muhaha.."
-Kof..kof..hahaha..haha..me faut..un hôte..."
Le regard du trifouillard s'assombrit. Il plissa le nez, de dégoût.
-"Pas possible mon vieux. J'ai déjà un locataire, depuis que t'es parti. Tatiana le ténia."
Le petit ver flétri ne trouva pas la force de répliquer. Dans un chuintement, il se recroquevilla sur lui même et sombra dans le sommeil. Jamou, bien que nourrissant un grand ressentiment vis à vis de Slim, ne put s'empêcher de le prendre en pitié."Ok, un hôte...j'y vais..." Le temps de filer une chiquenaude au ver -pour vérifier son état-, il attrapa des chaussures au hasard et sortit de la maison en claquant la porte.
"Non mais!"


Dernière édition par le Ven 5 Oct - 0:27, édité 1 fois
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Wendy Glycémie
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MessageSujet: Re: Trifouille International   Mer 3 Oct - 19:23

Québec, 18h30 Heure locale (RMPD – 2*)

Dans les promotions de jeunes Beignets-Gesserits, les aspirantes ont toujours un petit surnom en rapport avec leur spécialité ou leur personnalité. Wendy avait pour sa part écopé de «Glycémie », car on avait toujours l’impression qu’elle allait tourner de l’oeil sous le coup de la dénutrition ou de la fatigue. Elle était née comme ça, elle n’y pouvait rien. Le créateur semblait lui avoir refourgué un système sanguin au rabais.
Quelque part, elle avait trouvé le moyen de sublimer ce handicap pour réussir dans la voie qu’elle s’était choisie.
Il lui avait en effet fallut développer une volonté peu commune pour survivre aux maladies infantiles (elle s’était débrouillée, on ne sait pas trop comment, pour attraper deux fois la varicelle), sans même parler du trajet biquotidien pour se traîner de chez elle à l’école pendant toutes ces longues et exténuantes années.
De plus, elle était la plupart du temps bien trop fatiguée pour laisser transparaître la moindre émotion sur son anémique petit visage (tout au plus se figeait elle sur place sans remuer un cil). Ce qui, dans une profession faite d’intrigues et de bluff, pouvait se révéler un gage indéniable de réussite…
Elle était d’ailleurs généralement appréciée des sœurs supérieures (qui étaient dans leur immense majorité des vieilles dames tranquilles), avec son air calme et impénétrable de courageuse petite tuberculeuse dans un roman de Balzac. La plupart d’entre elles se surprenaient néanmoins souvent à vérifier pendant leurs cours que celle ci respirait encore …

Pour l’heure, cette tendance innée à la contemplation ne l’aidait pas beaucoup.
Il fallait préparer la venue sur T.E.R. de la Révérende-Mère Poularde, assurer sa sécurité autant que son incognito. Et ce, sans espérer recevoir aucune aide de la hiérarchie. Sur ce coup là tu es toute seule ma vieille (Wendy avait toujours eu la manie du monologue).
De mémoire d’aspirante, la Révérende-Mère n’avait pas quitté le saint siège de la congrégation depuis au moins… très très longtemps. Et ce n’était sûrement pas le genre à se déplacer pour des broutilles. On pouvait même craindre qu’il y ait eu… un imprévu dans la recette, le Grand plan des Beignets-Gesserits pour régenter l’Univers.

Avant toute chose, il fallait lui procurer une couverture. Quelque chose de béton.
Suffisait pas de dire que c’était sa vieille mamy en visite.

Tel un petit émissaire du destin tout froissé, un prospectus fut plaqué contre le visage de notre amie par une bourrasque…

* "Révérende-Mother Poularde Day -2 "
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MessageSujet: Re: Trifouille International   Ven 5 Oct - 0:16

Depuis deux heures, Jamou errait à travers les quartiers résidentiels de San Francisco. Une fine pluie s'était mise à tomber, et l'air de rien l'avait trempé jusqu'aux os en peu de temps. Qu'importe. Le trifouillard n'y prêtait pas attention. Le regard un peu brumeux, il avançait machinalement sans trop savoir ce qu'il faisait. Les évènements récents l'avaient plongé dans une torpeur de laquelle il avait le plus grand mal à se dépêtrer. "Ce voyage sur Ter était une erreur. Tout ce que j'ai fait depuis deux ans est une erreur" songeait il."Je me demande comment les choses auraient tourné, sans le rattachement à l'empire." Jamou serait probablement toujours à la tête d'un gouvernement planétaire, certes rétrograde et sous-alimenté, mais un gouvernement tout de même. Oh, il y avait eu de bons moments au sein de l'Empire Boulimique. De grands moments, même. Et son peuple devait être heureux, bien plus qu'il ne l'aurait jamais été sous son règne. Cependant, mal préparé aux intrigues intergalactiques, l'ex-président plénipotentiaire avait le sentiment d'être balloté au gré des désirs des grands de cet univers depuis le début.

"La Trifouille...je me demande bien ce que Manolo est en train de faire, et Paupaul aussi. Que peuvent ils bien faire de toute façon? La Trifouille avance sans but. Notre théorie du complot intergalactique me paraît de plus en plus foireuse. Cette histoire d'Hoguème ou je ne sais quoi,asservissant les peuples ... D'où est ce que ça sort exactement?? De nos délires d'alcooliques?Pff..ça vaut pas le coup."

Jamou s'assit sur le bord du trottoir, las de toutes ces histoires. "Je veux rentrer. Revoir Planiciudad..." Des bribes de souvenirs lui revinrent à la mémoire. Des jeux dans la forêt...Des sensations oniriques, que l'on oublie à peine touchées du bout de la mémoire...

La plupart de ses souvenirs étaient centrés sur son père, Jalmo. Il se souvenait également de ces petits êtres étranges, les mousses philosophes. Durant son règne sur Belagaroz, le Trifouillard avait peu fréquenté ce peuple à titre personnel. Comme les humains ne comprenaient pas leur langage,les affaires se réglaient généralement par l'entremise des Gloupils, des petits animaux à fourrure de la taille d'un pouce et complètement idiots, mais sensibles aux communications des mousses philosophes et capables d'articuler le langage humain, de manière mécanique sans doute.

Des rumeurs courraient cependant sur son père. L'histoire attestait son rôle dans le rapprochement entre le peuple mousse et les humains, mais ne spécifiait pas les détails..Jamou pensait que son père avait lui aussi communiqué via les Gloupils, mais d'aucuns pensaient qu'il avait la faculté de s'exprimer directement avec elles!

"N'importe quoi..."

Jalmo, précurseur et pacificateur de Belgaroz...Lui et les mousses, c'était tout un roman!! Ce que l'histoire avait ignoré, et que Jamou occultait au plus profond de son être s'était pourtant produit. Son père entretenait des relations étroites avec les mousses, si étroites qu'un beau jour Jamou naquit de l'union peu orthodoxe de Jalmo et de Bulbuli, ambassadrice Bryophyte. Une naissance un peu bizarre, faite d'humus et de troncs d'abres.Un truc inédit dans l'univers!

Une enfance étrange, partagée entre le monde des humains et celui des mousses philosophes. Les buissons-bavards, comme les surnommaient parfois les Belgaroziens. De l'extérieur, Jamou avait tout d'un humain. Deux bras, deux jambes, des cordes vocales lui permettant de communiquer dans la plage restreinte des fréquences humaines..Mais à l'intérieur..un autre univers s'ouvrait à lui. Il appréhendait son environnement comme aucun humain ne le pourrait jamais. Il partageait le savoir du peuple mousse, qui s'étendait sur des éons, bien avant l'arrivée des hommes sur Belgaroz. Durant toute son enfance, il avait pu explorer ce monde de couleurs, d'idées et de lumière...

Jusqu'à l'accident. Depuis ce drame, fait également de tronc d'arbre et d'un chouilla de théorie de la gravitation, Jamou occultait complètement son potentiel bryophyte. Il était...aveugle, sourd et muet selon les critères du peuple mousse. Et depuis ce temps là, pour une raison qui lui restait forcément inconnue, il détestait "ces saloperies de buissons ambulants" comme il se plaisait à les nommer dans l'intimité. Il les avait tout juste supportés pour la forme, car sa fonction lui imposait de maintenir la paix entre les peuples, qui finalement reposait quasi-entièrement sur les frêles épaules des Gloupils.

Mais depuis l'arrivée des Boulimiens, puis son intégration à la Trifouille, tout ça lui était complètement sorti de la tête. Jusqu'à aujourd'hui. Perdu à San Francisco, sur Ter, loin de tout ce qui lui était connu, son esprit se rattachait à ces bribes de souvenirs comme un poivrot à sa dernière bouteille de tafia.

"Faut que je rentre. Je trouve un hôte pour Slim, et on se casse!" marmonna t il. A ce moment précis, une sensation chaude et mouvante lui parcourut la jambe. Il baissa les yeux, et remarqua à son grand étonnement que son charme légendaire continuait d'agir...certes, là il s'agissait d'un bouledogue nain.

"PUréeee!! Arrête de te secouer sur ma jambe, saloperie de clébard!!!! "
"Grrouuu...grouuu..Grmmmphh..grrrouuimmpfff"

"Purée, lâcheu ma jambeu!!!" s'exclama t il en secouant désesperement le bouledogue, qui se cramponnait comme un forçat tout en continuant à remuer du bassin. Las, Jamou reposa le pied au sol et laissa le bouledogue s'exciter. "BOn, au point où en est Slim de toute façon...et puis il a pas spécifié le modèle..Allez hop, à la maison!" Le bouledogue scotché à la jambe, Jamou prit le chemin du retour et disparut bientôt au coin d'une rue. Les grognements s'estompèrent bientôt.
"Grrouuumphh..Grouiimmphh Grr Grr Rrr RR"


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Mimu Princier
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MessageSujet: Re: Trifouille International   Dim 7 Oct - 10:16

Lorsqu'ils récupérèrent la Mustang de Mimu dans la zone de débarquement des véhicules du Ferry, l'air leur parut plus lourd et moite que d'habitude.
- Ca pue, c'est pas bon signe, avait tout de suite fait remarquer Zovirax.
- Tu trouves? moi je trouve que ça sent les crevettes. En même temps on est dans un port, c'est normal que ça schlingue non?
- ... mmmhh... J'y crois moyen à ton histoire. Trouvons le Vieux au plus vite, qu'on se casse d'ici illico. Ca me plait de moins en moins cette histoire. En plus j'ai quitté le navire impérial, je te le rappelle. Donc je sais même pas pourquoi j'ai accepté de te suivre alors que j'ai plus rien à voir avec l'Empire.
- Mais heu!
- ... ok d'accord, je vois... bon, allez, on se magne le fion et on décolle sec de cette ville de hippies et de drogués, j'ai les mycoses qui me démangent.

Sur ces paroles, Mimu enfonça et tourna la clé du bolide, et ils partirent en direction du San Fran Maritime Aquatic Park, au Nord du South Bassin où ils étaient. Ils remontèrent toute la 3ème Rue, puis King Street en enfin The Embarcadero. La ville parraissaient endormie mais ce n'était dû qu'au fait que nos héros étaient absorbés par leur pensées. Mimu, d'un côté, ne pensait qu'à servir son Roy et il ne cessait de penser à sa femme adorée, Ségolange, et aux supplices qu'elle subirait si il échouait dans sa mission. Zovi, lui, de son côté, cherchait perpétuellement du regard les octogénaires bobos qui pourraient l'intéressé si leur périple devait s'éternisé ("On sait jamais" avait-il confié à Mimu en débarquant au San Fransisco International Airport).

Garés, apprêtés, et rassurés, et après que Mimu ai sorti un gros sac de voyage du coffre de la Ford, ils entrèrent dans l'antre du Poulpe, le Vieux comme ils aiment à l'appeler : le Parc National Maritime, situé dans la partie Nord-Ouest du célébre quartier du Fisherman's Wharf.

Après une bonne demie-heure de marche, il trouvèrent enfin la planque de l'invertébré galactique, entre deux coques de grands voiliers du XIXème Siècle terrien, en plein milieu d'un amas nauséabond de vase et d'algues.

- On va pas rentrer là-dedans quand même?!!
- Bah on n'a pas le choix mon p'tit.
Et Mimu entreprit alors d'ouvrir son sac et d'en révéler le contenu à son ami : palmes, masques et tubas, ainsi que deux magnifiques moules-bites en guise de maillots de bain. Le tout, bien évidemment, à l'effigie de Hello Kitty, et les couleurs allant avec.

- AH! Non! tout sauf ça! A poil si il faut, mais tu ne me feras jamais porter un truc pareil! t'es malade ou quoi?
- Bwof, comme tu veux, moi perso je m'en fous, mais fais comme tu veux. Souviens-toi de la fois ou t'étais arrivé chez Frunz déguisé en Pierre Ardity SM. ALors? hein?
- Mais j'étais pas déguisé!!! c'était mon costume du Dimanche, que je met pour aller à la messe!!
- ... oups...

Après un long silence, le garde des zoos se déssapa et enfila le bout de tissu ainsi que le vinyle. Il goba le manche en plastique et cala le masque sur son visage, avant d'adresser un " Gonsrrtevvtvoufreangbba" à son acolyte. Le visage exaspéré et affligé du déserteur fit comprendre à notre ami que le tuba était encore dans sa bouche lorsqu'il prononça ces paroles.

- On se retouve en bas je voulais dire.
- Oui, t'en fais pas, j'avais compris...

Un plouf s'en suivit, pouis un second.
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Lord Viandard
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MessageSujet: Re: Trifouille International   Lun 8 Oct - 21:28

Réserve Royale Protégée de Juanita Banana, 25h36 heure locale

-Smoutchou? Smoutchousmoutchousmoutchou!! Smoooouuuuuutchooooouuuuuuuu!!!!!

L'adorable petite créature ronde et dodue s'ébattait joyeusement en poussant de petits cris ravis, sautillant à tout va au milieu des fleuves de lait et de miel de son paradisiaque milieu naturel.
Elle fonçait tête baissée et le coeur léger vers un destin tout tracé : venir fondre avec délice dans les tréfonds d'un accueillant estomac.

Depuis que les créatures au gros ventre étaient arrivées dans leurs grands oiseaux anorexiques tout brillants, le problème de la surpopulation, l'angoisse atavique du petit peuple, avait semble t-il perdu toute raison d'être... Plus de mère pleurant la naissance de son 7772 ème nouveau né, plus de suicides collectifs dans la grande cataracte des choux à la crème, sacrifice ultime pour la survie de l'espèce, de millions d'ainés qui ne connaitront jamais le nirvana du Dernier Repas...

Désormais ils pouvaient pulluler à coeur joie et manger tout leur soûl sans crainte du lendemain : une place au paradis leur serait toujours réservée...

Les insouciantes pensées du petit être furent brutalement interrompues... par un genre de croc de boucher de métal luisant et hypervéloce qui traversa son pauvre petit crane, le faisant à demi éclater dans une explosion de douleur et de sang rose .

-637.
-Hum... Monseigneur, peut être... hum... devrions nous... regagner la navette? Le temps passe comme qui dirait et il pourrait venir d'autre gardes...
-Note.

C'était un ton sans réplique. Plus froid encore que les cadavres démantibulés des malheureux forestiers de la Couronne qui avaient eu le malheur de croiser sa route deux heures plus tôt.

Pendant que l'avorton complétait, avec une obséquieuse célérité, le tableau de chasse de son maitre, l'inquiétant personnage ramenait à lui la dépouille de sa dernière victime : un ingénieux système de chaines ultralégères et de micropoulies rattachait le crochet à l'embout de son arme, lui évitant l'effort d'avoir à se déplacer.
L'engin avait bénéficié des dernières innovations technologiques, c'eut pu donc être chose faite en moins d'un fraction de seconde. Mais le propriétaire de l'arme aimait manifestement voir la dépouille de ses victimes racler sur le sol...

-Adhémar?
-Ou...oui mon Lord?
-Tu sais que je n'aime avoir à me répéter?

Le pathétique petit homme fit soudain des efforts titanesques pour tenter de retrouver ce qu'il avait bien pu oublier. Il venait manifestement de déplaire à son maitre par sa remarque inconsidérée, et complètement hors de propos de tout à l'heure (oui, complètement!). Un deuxième écart lui serait sans doute fatal...

-Après cette prise... Vous vouliez... le scarificateur, n'est ce pas?

Le silence de son maitre n'était en rien synonyme d'une mauvaise réponse. Cinq pouces de métal en travers de la cervelle, ça, oui, ça aurait plutôt été dans son genre. Ce n'était pas le dernier descendant des Comte de Tout-en-lardons* pour rien, après tout.
Dernier descendant bâtard, certes, mais le dernier tout de même. D'après les rumeurs, il s'en était d'ailleurs personnellement assuré en faisant "accidentellement" chuter sa propre soeur dans la fosse aux super-verrats familiale. Bien sur, ce n'était qu'une rumeur. Aucun domestique parmi les dizaines qui vaquaient en permanence autour des fosses n'avait rien vu...

Pendant qu'il armait son nouvel engin, tout frais graissé par son domestique personnel, Lord Viandard imagina une fois de plus avoir la tête du Roy au bout de son viseur, en la présence d'un nouveau petit bout de guimauve bondissant de bonheur.

A vrai dire, le titre de "Lord" lui-même était usurpé. La dynastie des Bafrôlingiens lui avait tout pris. Son héritage familal, sa légitimité, tout. Jusqu'à son nom.
Toute sa vie il avait été obligé de se terrer comme un rat pour échapper aux représailles et continuer à pouvoir pratiquer les coutumes de ses ancêtres comme il l'entendait. Coutumes vianddistes qu'il avait par ailleurs... richement agrémenté d'innovations personnelles.

Mais les choses allaient enfin changer. Le destin lui fournissait une chance inespérée d'accomplir son rêve de toujours : finir le travail là où Bordeaux-Chesnel l'avait laissé.

Avec une inhumaine précision il appuya sur la gachette. La décence nous interdit de décrire ce qu'il advint du ravissant petit animal...

* Voir : http://miomiomiom.moninter.net/Planetes-et-colonies-capitaleset-ou-chef-lieux-ethnies-description-breve-histoireetc-fonction-au-sein-de-l-empire-f3/La-Terrible-Malediction-de-Tout-en-lardons-Chapitre-un-t1031.htm#31830
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Valheru
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MessageSujet: Re: Trifouille International   Mer 10 Oct - 13:22

Je me réveillais difficilement. Un singe vert jouait du tambourin dans ma tête. Etrange, nous n’étions pas le lendemain d’une cuite pourtant. Je réfléchit ... Ah, oui, le voyage spatio-temporelle ! La Trifouille Corporation m’avait envoyé dans le passé pour étendre son pouvoir à travers le temps. Etant le plus doué (et le seul disponible), je fus naturellement enrôlé pour cette mission. Je regardât autour de moi, j’était dans une porcherie désaffectée (La Trifouille Corp. avait le don pour nous rendre la mission difficile dès le départ). Bon, d’abord trouvé des vêtements moins voyants et moins puant aussi !

J’entendit des bruits de pas arrivé et me précipita derrière des tonneaux. Un homme plutôt étrange apparu dans l’entrebâillement de la porte : jeune, cheveux roux, cuirasse en cuir noir, pantalon d’un vert sombre, sacoche, dague, passe partout, un collier dans la main. Sans doute un voleur. Tiens, en quelle année somme nous, la Trifouille ne me l’a pas dit en m’envoyant ici ! Je vais lui demander !

_Salutation, jeune anthropopithèque ! Comment allez-vous ? Le questionnais-je.
_Qui êtes vous ? Balbutia-t-il en sortant sa dague.
_Rangez cela, pithécanthrope, je ne vous veux aucun mal. Je me nomme Valheru et je voudrais savoir en quelle année sommes nous.
_Euh, nous sommes en l’an 583. Mais que faites vous chez moi ? Vous m’avez suivi ? Vous convoitez mes biens ? Vous allez tâter de ma dague ! S’énerva-t-il.
_Je ne veux rien tâter du tout, en tous cas rien venant de vous. Auriez-vous des vêtements à me rétrocéder.
_Vous avez donc de l’argent ! HAHA ! Préparez vous à mourir ! Lança-t-il en sautant vers moi.

Je l’esquiva facilement, ramassa un bous de bois et l’assomma d’un coup net derrière la tête. Je le dévêtit, me dévêtit, le revêtit de mes vêtements et me revêtit de ses vêtements. Il va falloir que je fasse attention, portant les vêtements d’un voleur, je ne vais sans doute pas passer inaperçu. Nous étions donc en l’an 583, au Moyen Age donc. Les armes à feux n’étant pas encore été inventées, je laissais la mienne dans une caisse, près du voleur assommé et attaché. Je lui pris sa dague et partit pour de nouvelles aventures. Tiens ça me rappelle un poème (qui n'a rin à voir vec l'histoire) que Victor Hugo avait écrit à l’époque où j’était venu le voir en 1831, il s’intitulait Amour et venait de Les feuilles d’automne:

Enfant ! si j'étais roi, je donnerais l'empire,
Et mon char, et mon sceptre, et mon peuple à genoux,
Et ma couronne d'or, et mes bains de porphyre,
Et mes flottes, à qui la mer ne peut suffire,
Pour un regard de vous !
Si j'étais Dieu, la terre et l'air avec les ondes,
Les anges, les démons courbés devant ma loi,
Et le profond chaos aux entrailles fécondes,
L'éternité, l'espace, et les cieux, et les mondes,
Pour un baiser de toi


_Ah lala, il était sympa ce Victor Hugo ...
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Wendy Glycémie
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MessageSujet: Re: Trifouille International   Dim 14 Oct - 10:21

Vol UA8515 Toronto - San Francisco, 10h30 environ, heure locale

Wendy détestait les voyages en avion. Généralement ils avaient tendance à la faire saigner du nez, et, la dernière fois qu'elle du faire un trajet dans une de ces satanées boites de conserves mal pressurisées, elle avait atterri avec tous les symptômes d'une rupture d'anévrysme...

Ce qui la tracassait plus encore, c'était d'avoir assise juste à coté d'elle le chef spirituel suprême de son ordre en train de tricoter un cache oreille.

Depuis qu'elle escortait la Révérende-Mère, Wendy avait été incapable de déterminer dans quelle mesure l'attitude de l'ancienne était dictée par une volonté de sauvegarder son anonymat et jusqu'à quel point elle était le reflet de ses goûts personnels.
Même quand elles étaient seules toutes les deux, à l'abri des regards et après un contrôle anti drone-espion positif, la Dirigeante de l’Ordre y allait de son point mousse ou lisait des articles sur le macramé. Wendy en arrivait à la soupçonner d'être réellement abonnée à modes et travaux sur Gavotti-bigoudenna, ou son équivalent au sein de la Fédération.

Toujours est il que le plan marchait comme sur des roulettes. Les mystérieux pouvoirs de sa chef aidant, on pouvait même dire... qu'il courait.

-Vous m'avez inscrit au Championnat de bingo du casino de Charlevoix?

Le ton de sa supérieure s'était sensiblement durci quand elle le lui avait annoncé deux jours plus tôt, ce qui avait eu pour effet de refroidir instantanément l'enthousiasme de la jeune aspirante.

-Et on peut savoir quel est le gros lot?
-Euh... Un carnet de chèques-voyages pour des séjours organisés sur tout le continent.
-C'est une excellente idée, ma petite.

Durant tout cet échange, qui avait eu lieu sur le quai de l'aéroport, la Révérende-Mère l'avait tenue dans ses bras. Tout contre elle, comme une vieille tante chaleureuse. Wendy avait beau savoir que ça faisait partie de la mise en scène, ca lui faisait quand même une sacrée impression.
Un peu comme quand on rêve qu'on est venu au lycée avec ses chaussons Titi aux pieds.

Ce sentiment d'être en train de vivre un truc légèrement surréaliste, et particulièrement gênant, ne l'avait que peu quitté depuis lors.

Il était désagréablement présent quand elles avaient fait l'enregistrement des bagages (Wendy s'était sincèrement demandé si le gros chat dans le panier était vraiment le sien), mais aussi durant le trajet en taxi jusqu'à chez elle (où la Révérende-Mère s'était plainte du climat au chauffeur, et de ses effets sur ses rhumatismes), et n'en parlons même pas quand sa supérieure avait fait chauffer sa bouillotte, avant de se glisser sous les draps du lit de la chambre d'ami (elle avait catégoriquement refusé de prendre celui de sa subordonnée).
Il avait néanmoins trouvé le moyen de s'amplifier jusqu'au vertige le lendemain, durant l'homérique partie de bingo, en regardant sa supérieure placer des petits jetons colorés sur sa grille en ronchonnant, dans une salle immense où semblait s'être réuni le 4eme age de tout le sud québec.

Wendy n'avait d'ailleurs toujours pas compris de quelle façon la vieille Révérende-Mère s'y était pris pour rafler le premier prix. Certes, elles n'étaient pas très éloignées de l'estrade où l'on tirait les numéros, mais elle avait toujours entendu dire que le pouvoir de l'Odeur n'avait un effet que très limité sur les TERiens.*

Quand, au sortir de la manifestation, la vénérable ancienne lui avait annoncé d'un ton guilleret qu'elles pourraient enfin aller visiter toutes les deux les conserveries de sardines de San Francisco, et qu'elle lui payait des pancakes pour fêter ça, Wendy avait senti qu'elle était sur le point de perdre définitivement pied...
Par bonheur, Poularde n'avait pas semblé se formaliser de devoir lui tapoter la joue et de lui donner un sucre après qu'elle se soit effondrée dans un tas de neige.

Et ce matin elles étaient là, assises côte à côte en classe économique, au milieu d'une trentaines de seniors qui papotaient, ronflaient ou se plaignaient des menu proposés par les compagnies aériennes, avec le foutu chat dans la soute à bagages.

Pour être tout à fait honnête avec elle-même, Wendy devait bien s'avouer qu'elle ne l'imaginait pas comme ça la mission de sa vie...


*Les aspirantes Beignet-gesserit apprenaient dés le début de leur formation à maîtriser le formidable talent de répandre autour d’elles, par le simple pouvoir de leur volonté, des odeurs appétissantes juste en dessous du spectre olfactif conscient, de manière à influencer leurs interlocuteurs. Si l’Odeur avait permis à l’Ordre d’exercer une influence certaine sur les ressortissants de l’Empire, il en allait autrement pour ces singuliers TERiens pour lesquels la question du Manger n’occupait pas vraiment la même place dans la hiérarchie des priorités.
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Morphal IV
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MessageSujet: Re: Trifouille International   Dim 14 Oct - 15:05

Restaurant Jardinière, San Francisco, 12h30, heure locale

La petite musique caractéristique de son communicateur banalisé (qui ressemblait à un vulgaire motorola TERien) lui attira tout de suite les regards courroucés de la majorité des clients du prestigieux restaurant français.
Non que l'Hymne Glouton ait de quoi spécialement éveiller des soupçons en ce lieu (la Marseillaise ayant été ni plus ni moins repompée sur celui-ci), c'est tout simplement que ça ne se faisait pas ici.
Le Roy maudit encore une fois sa foutue distraction et s'empressa de couper le son de son engin.

Le message qu'il venait de recevoir lui donnait le détail des invités et récapitulait l'organisation, dictée par ses soins, de ce qui s'annonçait comme l'évènement Gastronomique de l'année. Il émanait d'un de ses "secrétaires particuliers" détaché aux manifestations de ce genre.

Contrairement à ce que pourrait laisser croire son absence prolongée à la Cour et dans les cercles politiques, Morphal IV n'avait jamais lâché les rênes de l'Empire. Il continuait en effet, le plus consciencieusement du monde, à gérer les affaires de la Couronne, mais par le biais d'une foultitude d'intermédiaires plus ou moins anonyme auxquels il déléguait à chacun un fragment de responsabilité.
Pour fastidieuse que fut cette organisation, elle n'en était pas moins efficace et fournissait l'avantage inappréciable de lui permettre d'esquiver l'essentiel des obligations d'ordre protocolaire. Ca lui laissait plus de temps pour se consacrer aux problèmes vraiment urgents.

Tout à ses soucis, il appela machinalement le serveur d'un geste de la main, et faillit oublier qu'il venait d'engloutir 3 menus gastronomiques (on commençait déjà probablement à jaser sur son compte en cuisine). Hum, un peu de modération s'imposait si on ne voulait pas que l'on retrouve sa trace...

-Monsieur?

Les lèvres tremblantes sous l'effort qu'il s'imposait, il eut du mal à cracher les mots.

-La... note s'il vous plait. Et (humph...) Une petite menthe pour la route.

Il n'avait pas mis long à renouer avec ses anciennes habitudes d'insatiabilité alimentaire depuis qu'il avait du quitter le Dispensaire. Il se sentait un peu comme un vieux toxicomane qui ne reste jamais longtemps "en renonce."
Qu'importe : il emportait toujours un panier repas conséquent avec lui quand il allait dans un restaurant TERien. Pour après.

Les sourcils froncés il se renversa sur sa chaise (provoquant encore, et sans s'en rendre compte, des murmures indignés parmi les distingués commensaux) et entreprit pour la dixième fois de dénouer l'écheveau de ses pensées.

Cela lui apparaissait comme une drôle de coïncidence, tout de même, que la Convention de cette année se déroule précisément dans cette ville. Dans le secteur géographique précis où ont été recensés les fameuses perturbations du continuum espace temps qui inquiétaient tant Mme Valpoun.
Certes, c'est lui même qui en avait fixé le lieu. Et ça remontait à l'année dernière, après la dernière Convention qui s'était déroulée à El Bulli, chez cet emmerdeur d'Adrian Ferra (impossible de lui faire respecter les règles de discrétion à celui-là). Il n'empêche que ça le travaillait.

D'autant que ses dernières recherches n'avaient encore rien données. Il avait pourtant mis la Mystification and Investigation Brigade sur les dents. Tout ce qu'il avait pu apprendre c'est qu'un grand nombre de personnalités de l'Empire passait leurs vacances dans la région. La Convention débutant dans moins d'un mois, cela n'avait rien de très surprenant.

Tout le gratin de la Fédération Alimentaire Intergalactique de sa Majesté se devait d'assister à cet évènement, qui équivalait pour les TERiens, en importance et en rayonnement culturel et mondain, à leur cérémonie des Oscars qui aurait lieu au même endroit et au même moment que le festival de Cannes et les Lions d'or de Venise, pour prendre une métaphore cinématographique. Sauf que la Convention se spécialisait plutôt, en l'occurrence, dans le champs gastronomique.

Comme tous les ans on allait y récompenser les chef-d'oeuvre culinaires les plus audacieux de la Galaxie, porter au pinacle les plus grands chefs, déterminer, en somme, quels seront les canons de la Gastronomie dominants pour l'année à venir.
Et, lui, le Roy, se devait bien sur de présider l'évènement. Ce qui, il faut bien l'avouer, était un plaisir constamment renouvelé depuis plusieurs années.
Seulement, avec tout ce qui se passait d'étrange, pour ne pas dire préoccupant, dans l'Empire en ce moment il s'en serait bien passé.
Sans trop savoir pourquoi il avait un mauvais pressentiment.

Il aurait aimé pouvoir encore annuler, ou tout au moins déplacer, la manifestation. Mais il était trop tard : le festival de gastronomie et littérature gourmande « Gastronomy by the Bay », sous couverture duquel allait avoir lieu la Convention, avait déjà été annoncé à grands renforts de publicité, et les invitations envoyées dans toute la Galaxie.

Le serveur lui apporta l'addition sur un petit plateau d'argent, ainsi que l'after-eight demandé dans une soucoupe de porcelaine.

-Merci, Gaston (les serveurs s'appellent toujours Gaston dans les restaurants français).

Tout en faisant durer au maximum la minuscule confiserie (Gaston l'observait de loin d'un air un peu inquiet, comme s'il s'attendait à le voir imploser après tout ce qu'il avait bafré), le souverain ressassait encore et encore dans sa tête les avertissements de la vieille corse. Il se disait que la chef de la secte Limitation des Risques Inhérents à l'Expansion Technologique et l'Utilisation Inadéquate d'un Loisir à Finalité Oisive avait toutes les raisons du monde d'en vouloir aux Boulimiks. Ils avaient trahi leur parole, joué avec la culture si particulière des TERiens et, au final, s'étaient montrés incapable de les protéger d'eux-mêmes et des nouvelles menaces qu'ils leur apportaient.

Distraitement, Morphal IV griffonnait au dos de l'addition les initiales de cette organisation terrienne qui luttait depuis si longtemps contre l'Empire sans même qu'ils s'en aperçoive. Il jouait avec les lettres pour composer des mots fantaisistes ou rigolos...
Il s'arrêta soudain, frappé par la dernière anagramme gribouillée sur le papier.
Sans même s’en rendre compte, il venait d’écrire : TRIFOUILLE.

_________________
"Edeo ergo sum" (Devise de la Dynastie Bourbonno-Bâfrolingienne depuis MXVII Générations).


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MessageSujet: Re: Trifouille International   Lun 15 Oct - 18:10

Quelque part dans les bas quartiers de Belgaroz, à une heure très avancée de la nuit...

Le célèbre journaliste ne tenait sur son tabouret que parce qu'il s'était accroché, par la ceinture, à la rambarde du comptoir. Un stupéfiant éclair de lucidité entre le 22ème et le 23eme verre lui avait rappellé les usages en vigueur dans ce genre de bastringue de 4eme zone, pour qui souhaitait vaincre la gravité en vue de conserver sa place devant le zinc.
Le genre d'endroit où on installait des pissotières contre le bar pour gagner du temps...

-Sers moi... Sers moi... encore...

Sans se faire prier, il vida la fin de sa flasque personnelle dans l'orifice buccal de la Crab-Nova, avachie sur le bar comme une énorme blatte crevée. Cela faisait bien une heure qu'elle ne se débattait même plus dans le pathétique espoir de se retourner sur le ventre...

Bruno-Patrice était en train de se concentrer, avec l'intensité d'un sprinter sur les starting block aux J.O., pour réussir à commander un nouveau verre, quand il s'aperçut qu'il en avait déjà deux devant lui. Enfin... Un. Disons, que ça demandait réflexion.


Une fois encore c'était l'échec. Le chou blanc. La foirade. Le... rien du tout.
Néant. Nada. Peau de balle.

-Burrrr... gloup....

Il réprima, difficilement, les flots furieux en provenance de son estomac qui tentaient de forcer le barrage de ses dents serrées .

Pas plus de Jamou ici que de beurre en broche. Il brillait par son manque de présence, presque autant que le Régent au grand méchoui annuel de la Couronne.
Et Morphal... sa Maaaaaaajesté Morphal IV, disparu de la Cour depuis des mois, qui trouvait le moyen de prendre la tangente de PecheMelba dans la semaine MEME où il retrouvait sa trace. Ca lui faisait une belle jambe à lui, tiens, d'apprendre que Môssieur le Roy jouait les infirmières depuis tout ce temps dans ce foutu dispensaire pour aliens. Et qu'il était parti du jour au lendemain sans laisser d'adresse...
Bordel... Plus rien ne tournait rond... Même cet emmanché de Starfok a trouvé le moyen de revenir d'entre les morts. Comme ça, pour le faire CHIER.

Tanguant sur son tabouret, Bruno-Patrice tenta de rappeler pour la 63ème fois cette CONNASSE de secrétaire. Elle lui avait raccroché au nez trois heures plus tôt et ça, il ne l'encaissait pas. Si seulement il parvenait à trouver la bonne touche... Il lui dirait encore ses 4 vérités à cette poufiasse. Eeeet merde... De toute façon, il lui avait déjà laissé au moins 10 messages. Elle avait vraiment de la chance d'avoir un beau cul celle-là.
Au souvenir du postérieur de sa maîtresse occasionnelle, le journaliste faillit fondre en larmes.

Soucieux de conserver sa dignité, il préféra retenter de se commander un godet. C'est ce moment précis que la digue choisit pour se rompre... Et qu'il put faire l'inventaire complet de ce qu'il avait absorbé ce soir là sur le tablier du barman.

L’instant d’après, notre reporter faisait connaissance avec les poubelles les plus malodorantes dans lesquelles il lui fut jamais donné de se vautrer. Et il pouvait dire qu’il avait de la bouteille dans ce domaine…

-Encuuuuuuléééééééé !!! Reviens, mais reviens donc, fils de chienne , que j’te botte le train !!
Tu… gniii… vas voir… gniii… si j’arrive à me retourner. Blrgskrghkr … Gtrkhtrghkbgtr… Thrthkltrghk…


C’est marrant quand même, se disait Bruno-Patrice (le nez dans ce qui semblait avoir été un jour un chou-fleur), ce bruit que font les machines symbiotes quand elles rendent leurs tripes…

-T’as de la chance, mec, lui dit une voix dans son dos. Si ça avait été l'ancien patron il t’aurait éclaté les genoux avant de te jeter dans le port.

Péniblement, le journaliste opéra une manœuvre compliquée au milieu des détritus pour se mettre sur le dos. Mais le type qui lui avait adressé la parole avait déjà disparu.

Dans cette position, il avait une vue de choix sur l’enseigne clignotante minable du taudis dont il venait de se faire lourder.

"Biker's End" affichaient les lettres aux néon.

Bordel… Même en le faisant exprès, il pourrait difficilement se retrouver plus éloigné de son enquête…
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MessageSujet: Re: Trifouille International   Mar 16 Oct - 1:38

-Wiif...wiifffargglleee.."
-Encore un peu plus....allez, Slim, tu y es presque!!"s'écria Jamou. Le ver s'efforçait à disparaître dans les tréfonds du bouledogue nain. Ce dernier ne semblait pas apprécier l'opération et se tortillait lamentablement sur le tapis.

Une heure plus tôt Jamou était rentré à la maison. Les Barbara Guld l'attendaient à la porte, l'air anxieux. Slim était en train de mourir. Ne lui laissant pas le temps de se sécher, ils l'avaient propulsé dans le salon, où la TV jouait un film de guerre. C'était la première chose que Jamou avait remarqué, bien que ce ne fut pas le moment de s'attarder sur les détails.

Dans le fracas des armes crachant le feu sur la rivière Kwaï, Jamou avait entrepris un sauvetage désespéré. L'introduction s'était vite avérée laborieuse pour Slim, aussi ses "frères" avaient ils entrepris de l'aider en bricolant un rituel étrange. Ils chantonnaient une sorte de litanie, borborygmes étranges à ses oreilles, qui avait rapidement prit de l'ampleur jusqu'à couvrir le bruit de la TV.

Une odeur d'ozone avait envahi la pièce. Le peu de cheveux que Jamou possédait encore s'était hérissé sous l'effet de l'électricité statique. Aussi étrange fut il, le rituel avait fonctionné. Dans un bruit de succion, Slim s'était engagé à moitié dans le fondement du chien.
Il luttait maintenant depuis plus d'une demie heure pour parcourir les derniers centimètres.

"Bon sang, Slim! Encore un petit effort! hurla t il, juste un poil plus haut que le niveau de décibels des Barbara Guld.

Ploup. Dans un bruit ridicule, le ver venait de disparaître totalement. Les Barbarguld se turent : le bouledogue s'était pétrifié, l'oeil vitreux. Tous retenaient leur souffle, guettant un signe indiquant que Slim avait pris le contrôle.

"Wiiff ..Wouufff ahaarg waf. Woof.. warg...miaou?" Le bouledogue (ou bien était ce le ver?) venait de s'asseoir. Il luttait, à la manière d'un toutou avec un os de poulet en travers de la gorge. Puis il tourna les yeux vers Jamou.
"Warf...Jamou, espèce d'enfoiré! Qu'est ce que c'est que cet hôte pourri!" Dans un soupir de soulagement, les Barbara guld s'affaissèrent , complètement épuisés. Le Trifouillard, quant à lui, préférait rester debout. Pas question de se mettre à portée de dents de Slim...Oh non! Pas après ce qu'il lui avait fait.
"Ah, Slim, heureux de voir que tu vas déjà mieux! lança t il, rigolant de sa blague. "Ecoute, t'affoles pas, la situation était urgente...et puis..tu es mignon comme ça!
-Enfoiré, descend un peu par là ou je...ou je...
-Haha, qu'est ce que le petit chien chien va me faire??hou, j'ai peur!
-Ou je vais m'exciter sur ta jambe sale dégénéré de mes deux!
-Hmm..ok..oK...ça va je t'écoute..Une croquette peut être??pouffa t il.
Slim se renfrogna. "Perdu d'avance", devait il songer. Les chiens ne sont pas réputés pour leur répartie.

Jamou, fier d'avoir rendu service à son collègue, alla se servir une bière dans la cuisine. Il laissa les Barbaguld dans le salon, estimant que, de toute façon, ils étaient HS pour un moment et que rien ne valait l'alcool pour passer le temps. Bien calé sur une vieille chaise en formica *, il sirotait distraitement sa bière. Le papier peint fleuri était vraiment immonde pensa t il, songeur. Un peu défraîchi, même. Les fleurs semblaient onduler, comme prises dans de minuscules vortex. "Oula, j'ai pourtant pas forcé sur la bière " se dit Jamou. Peut être était ce la tapisserie? Une sorte de piège psychédélique pour amateurs de LSD?? Connaissant leurs hôtes, ça ne l'aurait pas étonné. Un frisson lui parcourut l'échine. Dans la pièce d'à côté, Slim s'était mis à geindre. "Hmm, y a un truc pas net avec ce papier peint...je sais pas quoi...mais.." Tout à ses réflexions, Jamou n'avait pas senti le léger tremblement parcourant le sol. Il ne remarqua rien, jusqu'à ce qu'une grosse poêle en fonte manquât lui arracher la tête. "Hey, Slim! Ok c'était pas drôle, mais c'est pas une raison pour..."Le reste de sa phrase se perdit dans un fracas épouvantable.

Toute la maison était la proie de secousses digne des séismes d'une planète nouvellement née! Une pluie d'ustensiles s'abattit dans la cuisine...Jamou plongea sous la table.

"Sliiiim!!hurla t il à pleins poumons."Là, c'est vraiment plus drôle!!!
-Jaaaaamoouuuu!!! vociféra Slim. Une vraie corne de brume celui là, quand l'envie lui en prenait! "Y a un truc pas net, faut dégager en vitesse!!!" cria le ver. Ne prenant pas le temps de féliciter Slim pour sa perspicacité, Jamou se précipita tant bien que mal dans le salon. Le papier peint était littéralement en train de disparaître dans un vortex, comme le reste de la maison d'ailleurs. Comme si quelqu'un avait tiré la chasse, pensa Jamou. La porte était en train de s'effilocher, elle aussi. "Un truc pas net!! Un truc pas net, hein!!! On s'arrache! " Il attrapa le bouledogue, le cala sous son bras et se catapulta vers la sortie. Retenant sa respiration, il sauta à travers ce qui restait de la porte. Et vit la lumière. Un bout de la rue était en train de se barrer, lui aussi, dans le grand tourbillon cosmique qui avalait la maison. "Bordel, Slim! Va t'en, j'suis coincé!!" Tournant la tête à grand peine, il s'aperçut que sa chaussure était prise dans ce qui semblait être...la porte? Merde, elle faisait la taille d'un chas d'aiguille!!!! Un bout de lacet était resté prisonnier. Défaisant sa grolle, bénissant le dieu qui lui avait sournoisement interdit toute sa vie d'apprendre à faire correctement ses lacets , Jamou s'extirpa du maëlstrom. Galopant à quattre pattes, il s'échappa du tourbillon et alla se réfugier derrière une poubelle, aux côtés de Slim. "Sluuurp!" La maison et la moitié de la rue venaient de plier bagage pour une destination inconnue. L'odeur d'ozone, plus forte que jamais, les prenait à la gorge. Suffocant, il ne pouvait pour autant s'arracher au spectacle qui se déroulait sous ses yeux. Sur la fin, lorsque l'antenne télé disparut dans...les toilettes cosmiques( pensa t il en filant la métaphore) il lui sembla apercevoir une forme tremblotante,comme une onde de chaleur, se précipiter à la suite de la maison. Une forme de la taille d'un immeuble de quatre étages . Un immeuble avec une gueule acérée et les yeux aussi sombres qu'une nuit sans étoiles.

"Un point foireux du continuum espace temps, hein? Tu m'en diras tant, Slim Slagadam!" couina Jamou.

*Oui, ok, c'est une fiction d'accord??^^


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Valheru
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MessageSujet: Re: Trifouille International   Mar 16 Oct - 19:36

Prêt pour ma mission, je sortis de la porcherie. Mince, mais je n’ai pas de plan pour cette mission. Déjà je réfléchir..... ...... ...... ..... C’est bon je commence à penser ! Je vais d’abord me situer : porcherie désaffectée, Moyen Age, an 583, France, T.E.R. Ensuite, ma mission : étendre le pouvoir de la Trifouille, en clair, il s’agissait de prévenir d’un futur fléau, comme un prophète de l’apocalypse, un fléau du nom de eau-gay-meuh ! Plan : ... euh ... des annonces dans les journaux .... non, trop coûteux, ça existait à cette époque ? .... l’afficher dans le ciel grâce à un avion .... non, ils doivent travailler à cette heure, même si je ne sait pas l’heure qu’il est ni si l’heure existait à cette époque. Je n’ai même pas eu le temps de me documenter ! Ahhh j’ai trouvé : des annonces publiques ! Je pris une caisse dans la porcherie et sortis de la porcherie.
Le village où je me situais n’était pas très accueillant, on aurait dit que j’étais un criminel. Je suis sûre d’oublier quelque chose, mais quoi .... ça va me revenir plus tard. J’arrivai sur une place, l’endroit idéal. Je disposai ma caisse par terre de telle sorte qu’elle soit au milieu de la place. Je monta dessus et commença un discours :
_Mesdames, mesdemoiselles, messieurs, je ...
_EH, il est là ! m’interrompit un garde suivit d’une demi-douzaine de collègue.
Ils m’encerclèrent et pointèrent tous leur lance vers moi.
_Déposez votre dague par terre.
Je m’exécutai.
_Que me voulez vous ?
_Vous arrêtez pardi ! Vous êtes Marcel Lutin ! Vous êtes à l’origine de 37 vols et de16 assassinats !
A peine eus-je le temps de dire que ce n’étais pas moi que je fus jeter au cachot. J’observai ma nouvelle demeure :
_C’est bien, j’ai assez de place pour m’allonger. Par contre la déco n’est pas super. Avec quelques planches de bois, un peu de peinture et un peu de Feubraise, ce serait parfait. Cela manque d’un peu de lumière par contre, on devait ajouter une petite ......


A ce moment de l’histoire, le narrateur prend la parole.


Tout d’un coup, Valheru disparut !
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Doll



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MessageSujet: Re: Trifouille International   Mar 16 Oct - 21:09

Jessica, Doll et Ségolange are back in California !!!
- Yeah les copines, on est à la maison !!!
- Oui, Jess, c’est trop cool !!! dit Doll, en conduisant sa New Beetle rose bonbon flambant neuve dans les rues de San Francisco.
- Tu étais obligée de la prendre en rose, se plaignit Ségolange, ça craint le rose, en noir et rouge ça aurait été mieux…pfff mauvais goût girl….
- Vas-y, arrête de te plaindre Ség’, en plus le vendeur était trop sexy, avec son short en couir moulant et son débardeur rose, il me rappelle Arnulf, aaaaaaah Arnulf…

- Ne me dis pas que tu es tombée amoureuse Doll, il est de la Trifouille !!! Et je te signale qu’on est à San Francisco, c’est Gay-Land là !!! Ton vendeur il est 100% gay !!! Ah je deteste ces tapettes !!! *
- Mais nan mais tu comprend que dalle Ség’, Arnulf il est dans le CAPS maintenant !!!

Jessica vérifiait que ses prothéses mamaires était bien en place. Après un long voyage en avion, elles ont tendances à bouger un peu, alors on se retrouve avec des seins qui ne pointent pas dans la même direction. Puis elle entreprit de se remaquiller un peu. Pffffiou, ça laisse des traces un voyage. Son regard perdu dans le vide galactique, elle marmonnait une chanson…

Gimme gimme more…

- Dites les filles, si on retrouves Manolo on fait quoi ? et puis d’abord on a plus de nouvelles de notre Roy !!! Et pourquoi Britney s’est rasée le crâne ?

- ….Jess ? Tu es sûre que ça va ?
- De toutes façons je ne crois pas que Manolo soit sur TER.
A mon avis on poursuit pas le bon lapin les filles !!! dit Ségolange.
- Lapin ? Lapin ? J’ai toujours voulu avoir un lapin mais à chaque fois quelqu’un m’en a empêché : ma môman, mon boyfriend…

Tout à coup Doll freinat comme une brutasse qui fait du tuning en opérant un magnifique U-Turn : elle avait eut une illumination.
Depuis le début elles s’étaient trompées !!! Ce n’était pas Manolo qu’elles avaient faillit attraper en Guadeloupe mais Jamou, le Lapin de Garenne !!! L’autre Trifouillard !!! Le « débile « comme l’appellent les autres trifouillards, celui qu’on envoie en pature quand les autres restent au chaud dans leurs buildings !!!
Anyway, pendant qu’elles partageait ses idées avec ses copines, Doll reprit la route.
Elle approchait d’une colline avec une maison bleu lorsque tout à coup la maison disparue !!! Comme aspirée par un aspirateur géant, pensa Jessica !!!
Vite, c’est suspect !!! Allons voir ce qui se passe là-bas !!!

* ndlr : Segolange est homophobe.


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Schtroumpf Bricoleur

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MessageSujet: Re: Trifouille International   Mer 17 Oct - 12:27

Le Schtroumpf Bricoleur (SB pour les intimes) ouvrit les yeux. Dans de la vieille paille pas fraîche, sentant la pisse, SB se demandait où il était. Cela lui était arrivé très souvent d’avoir des absences et de se retrouver dans des endroits inconnu, très loin d’où il était, il commençait à avoir l’habitude mais il n’aimait pas arrivé dans des endroits pareils. Il se mit debout, et, du haut de ses 10cm, observa la pièce. Des murs en pierre dont le bas était jauni, un sol avec des traces de liquides jaunâtres, de la paille et des tas informes marron qui attirait les mouches et une porte faites de barreaux noirs crasseux.
_Saprischtroumpf ! Une prison ! Mais qu’es ce que je schtroumpfe ici ?
SB sortit aisément de sa geôle et passa dans un trou près de ce dernier. Après un quart d’heure de marche, il rencontra un rat ! Grâce à une prise d’autodéfense apprise chez un certain Victor Hugo en 1831, il le mis K.O. facilement et continua son périple. Une heure plus tard, il arriva dans une pièce remplie d’armes de toutes sortes, ainsi que de pièces d’armure.
_Une armurerie ? C’est schtroumpf tous ça !
SB décida de continuer son chemin en passant par une autre cavité. Il en aperçut une de l’autre côté de la pièce et se dirigea vers elle.
_Je me schtroumpfe sans doute dans un château. Schtroumpf ! Un château, pour un schtroumpf, c’est très grand ......


Tout d’un coup, le Schtroumpf Bricoleur disparut !
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Valheru
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MessageSujet: Re: Trifouille International   Mer 17 Oct - 20:51

Valheru se releva et regarda autours de lui. Il n’était plus dans sa prison, ce qui était une bonne nouvelle, mais ou était-il ? Une réserve d’armes peut-être. Heureusement, c’était moins amphigourique* que la cellule. L’amphitryon** de cet endroit n’étant point là, il emporta une épée et une dague. Ce n’était pas la première fois que Valheru changeait d’endroit pendant des absences plus ou moins longues. Cela l’avait beaucoup aidé lors de fouille archéologique.

Tout commença, il y a 3 ans, Valheru était alors apprenti archéologue. Il avait arrêté les études pour chercher du boulot et il n’avait trouvé que ce poste. N’ayant pas fait d’étude, il ne pouvait donc pas monter les échelons. Il resta apprenti pendant quelques mois quand un jour, l’équipe dont il était l’apprenti trouva un vieux livre. Etant le larbin du groupe, Valheru eu la charge de lire, déchiffrer et retranscrire tous ce qui était consigné dans le livre. Malheureusement, plus Valheru avançait dans sa lecture, plus sa feuille de note restait blanche. Il avait réussi à rien déchiffrer. Un soir, près du feu, il tentait encore de lire le vieil ouvrage quand quelques termes lui apparurent lisible.

_Petit articulé, muté réduit. Grand formulé, hauteur retrouvé.

Le feu passa un bref instant au bleu. Valheru se frotta les yeux.

_La fatigue sans doute.

Il retranscrit ces quelques mots insensés et continua sa lecture. Une heure plus tard, il ferma le livre et se leva pour aller se coucher. En se relevant, il se cogna la tête contre une poutre et tomba au sol en lâchant le livre. L’apprenti archéologue ouvrit les yeux et aperçu des restes de livres en train de brûler.

_Zut !

Plusieurs jours, engueulades et réprimandes plus tard, l’équipe tomba sur un tombeau, malheureusement, la porte était fermée de l’intérieur. Le lendemain, Valheru retourna seul devant la porte et observa le mur autour de cette dernière ; il ne trouva aucun passage secret, juste un trou sûrement faire par une souris avec des dents en métal ou un serpent avec une foreuse à la place du nez. Valheru parla tous seul, comme à son habitude, devant cette porte fermé quand il disparut. Deux jours plus tard, il réapparut de l’autre côté de la porte, dégagea cette dernière et ouvrit la porte à une équipe désespérée, puis heureuse de retrouver Valheru. Ce dernier ne sut pas comment il avait atterri de l’autre coté de la porte mais il avait été complimenté pour ça !

Cette expérience lui arriva plusieurs fois lors de recherche infructueuse ou porte fermée mais aussi dans d’autres situations, en fait n’importe où et n’importe quand c’est ainsi qu’on l’appela : « le Paumé » et aussi comme ça qu’il devint archéologue adjoint puis archéologue en chef. C’est donc aussi pour ça que la Trifouille le nomma pour cette mission.


*obscur
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MessageSujet: Re: Trifouille International   Mar 23 Oct - 12:17

Quelque part sur TER, dans une chambre de motel anonyme, 00h00 moins 30 secondes...

- Ca suffit. Cette fois, tu as été trop loin.

Le ton de la vieille corse était pour le moins... catégorique.

- Je vais avoir un mal de chien à te trouver un remplaçant, surtout en ce moment, mais ca vaudra toujours mieux que... toute cette merde.
Tu es relevé de tes fonctions.

Exaspérée, elle se retourna pour constater encore une fois la désespérante vacuité de son minibar personnel...
Elle n'aurait pas du.
Un bruit à peine plus élevé qu'un aérosol de ventoline se fit entendre dans son dos, et elle s'écroula, inanimée, sur la moquette bon marché.
On venait de "mettre fin définitivement aux fonctions vitales"de Mme Valpoun.

Bel euphémisme de salopard pour signifier qu'on vient de zigouiller un autre être humain, pensait l'homme tristement.

Il avait beau s'y être préparé, ça lui faisait quand même quelque chose. Et sa main tremblait, quoique de façon à peine perceptible, quand il remisa le déproteinisateur miniaturisé dans son étui secret.

Au moins, elle n'avait rien senti. C'est ce qu'on pouvait se dire.
D'une certaine manière, il aurait préféré qu'il y ait eu du sang, des cris, une détonation... Il desserra son col de cravate et soupira. Il détestait vraiment cet engin.

Sans perdre un instant de plus, l'homme retourna le cadavre de son ex-supérieure et récupéra dans sa poche intérieure ce qui ressemblait à un genre d'I-pod miniature.

Toutes les informations étaient là, précieuses et fragiles, au creux de sa main. Des centaines de rapports d'une grande précision sur le Roy, ses habitudes, ses points de chute, ses contacts, ses codes secrets, ses combines…
Le dernier acte allait enfin pouvoir se jouer.

Il referma doucement la porte derrière lui, comme pour ne pas réveiller celle qui avait été plus qu'un mentor pour lui.
Il n'avait pas eu le le choix. Les enjeux le dépassaient. Lui, elle, tout le monde. Arrivé à ce niveau de jeu, il n'y a plus de place pour les sentiments... Foutaises.
De toute façon, maintenant, il ne pouvait plus revenir en arrière (il regarda sa montre). Et il allait être en retard...

De sa démarche contrôlée, professionnelle, il fit des tours et des détours pour retourner à sa voiture.

Juste avant de mettre le contact, il renifla plusieurs fois autour de lui, intrigué, et ressortit le petit appareil de sa poche. Il l'approcha de son nez et sentit son coeur se serrer : elle l'avait tellement porté sur elle qu'il sentait le pastis.
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Wendy Glycémie
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MessageSujet: Re: Trifouille International   Ven 26 Oct - 4:57

San Francisco, Restaurant du Cannery Row Inn, 14h35

Attablée face à la sibylline Révérende-Mère, une tasse de chocolat chaud fumant dans ses petites mains rouges, notre poussive héroïne commençait à en avoir plein les après-skis. De deux choses l’une : soit cette femme était complètement gaga, soit elle se foutait d’elle.

-Il est mort depuis près de 50 ans, Révér…Hum… Tatie.

-Quel dommage, j’avais toujours rêvé de le rencontrer. Le meilleur écrivain de la planète à mon sens.

-Et les sardineries dont il parlait dans son livre sont fermées depuis la fin de la 2ère Guerre Mondiale, poursuivit impitoyablement la jeune Aspirante.

La Supérieure ne releva pas, se contentant d’avaler lentement une gorgée de grog brûlant.

-Et ça se passait à Monterey, à plus de 200km d’ici, acheva Wendy avec une détermination quasi suicidaire (même les autres Mères évitaient de tenir tête à la redoutable Matriarche).

La Révérende Mère la fixait désormais droit dans les yeux, avec un regard parfaitement lucide.

-Tatie, peux tu me dire maintenant ce que nous sommes venues faire là ?

Tranquillement, la Dirigeante Suprême des Beignet-gesserit sortit son tricot de son cabas et se remit à son éternel ouvrage. Wendy crut qu’elle allait devenir folle. Mais quand l’Ancienne desserra enfin les lèvres, ce fut pour parler du ton clair, précis et imperturbable de celle a qui on obéissait depuis …
Disons que « toujours » ne serait pas très éloigné de la vérité sur un strict rapport de proportion chronologique entre « aujourd’hui », le moment de sa nomination au rang de Révérende Mère et sa date de naissance.

-Il va falloir que tu sois forte ma fille. Il y a 2 semaines, il est arrivé un terrible « incident » sur Gavotti-Bigoudena et beaucoup des nôtres sont portées disparues. Ou mortes.

Le temps de digérer le choc de l’information, Wendy se rendit compte du lieu où elles se trouvaient. Un lieu avec plein d’oreilles.

-Mais…Heu…Tatie… Ha ! Ha ! Ha ! De quoi parles tu ?

La supérieure continua avec la même impassibilité.

-Calme toi ma fille, un modèle de brouilleur dernier cri est en train de couvrir tous ce que nous sommes en train de dire. Cela agit directement sur les pensées : les uns nous entendront papoter d’une série TV à la mode, les autres de projets de ballade ou que sais je encore…

Un brouilleur ? S’interrogea l’aspirante. Son regard tomba sur les aiguilles à tricoter en action. Elle n’avait jamais remarqué… à quel point leur mouvement pouvait être envoûtant.
Elle eut même l’impression fugace d’apercevoir une petite lueur rouge intermittente aux sommets des « aiguilles. »
Patiemment, elle attendit que la Révérende Mère poursuive. Ce qu’elle fit, quand elle eut terminée sa rangée.

-La Mère Lalie est morte, ainsi que la Mère Saint-Michel. Quand à la Mère Isigny… On ne sait même pas ce qu’il est advenu d’elle.

Le coup était rude pour Wendy. La Mère Isigny avait été sa Référente depuis son entrée dans l’Ordre. Et la Mère Lalie avait toujours été là pour la ranimer quand elle avait une défaillance au self, à la bibliothèque, ou au dortoir…
Mais elle était forte. Elle était une Beignet-Gesserit.
Quand la Révérende Mère lui tendit un mouchoir, elle éclata en petits sanglots étouffés.

L’Ancienne attendit qu’elle eut terminée pour reprendre.

-Quelqu’un a ouvert un genre de brèche de l’espace-temps en plein milieu des Mânes Sucrées*, à l’heure des vêpres.
Durant un bref instant, notre réserve sacrée s’est trouvée mise en relation avec les Capitales de Starfok Baba Land, Starfok Rabbi Land et de toutes les autres planètes du Dictateur Céréhalien par le biais d’une dimension inconnue. Tout notre stock de Flan Stasé **accumulé depuis plus de 8 siècles a ainsi été aspiré en une fraction de seconde et recraché comme du vulgaire guano des millions d’années lumières plus loin.
De même que toutes les sœurs se trouvant dans un rayon de moins de 1km.
Au-delà des irremplaçables pertes dans nos rangs, et des milliers d’innocents étouffés, nous ne serions pas loin d’être ruinées sans les exportations de pain d’épices.

Wendy, les yeux encore rougis, mit un moment avant de comprendre que c’était à son tour de parler.

-Mais…Comment ? Et qui ? Qui peut avoir un tel mépris de la vie humaine et de... de… des Valeurs Gastronomiques ?

La jeune Boulimike frissonnait à l’idée qu’il puisse exister quelqu’un d’assez malade pour gâcher irrémédiablement des millions de tonnes de Flan. Et de Flan Stasé qui plus est, le Trésor le plus fabuleux qui soit dans tout l’Empire.

-Ca ma fille, c’est à nous de le découvrir. Par un inexplicable miracle, que je qualifierais volontiers de douteux, le Régent a survécu seul au drame. Et d’après nos sources, il est ici même, à San Francisco. Quand au moyen, j’ai ma petite idée sur la question.

La Révérende Mère rangea son tricot, régla l’addition et se leva. Wendy, passablement abasourdie, fit de même et la suivit avec des allures d’automate.
En sortant du restaurant l’aspirante redressa, d’un geste machinal, un portrait de Steinbeck qui trônait à l’entrée.




*L’équivalent de Fort Knox chez les Beignet-Gesserit, où sont entreposées toutes leurs patisseries.
**Patisserie stabilisée par des procédés connus des sœurs de l’Ordre seules et rendue virtuellement impérissable. Ce qui leur confère un poids absolument incalculable sur le plan économique (même les célèbres Garde-Manger de la Couronne ne peuvent rivaliser).
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MessageSujet: Re: Trifouille International   Lun 29 Oct - 11:32

Belgaroz, quelques mois plus tôt.

Le QG trifouillard flambant neuf, édifié au milieu de la plaine à quelques centaines de kilomètres de Planiciudad, avait tout d'un rêve d'enfant gâté devenu réalité. Le bâtiment, un gigantesque dôme de verre où perçaient ça et là des tours de verre élancées, abritait plus de soixante hectares de jardins et de bosquets touffus, où la faune exubérante importée d'un peu partout dans l'univers tentait de s'adapter tant bien que mal. Jamou avait tenu à planter un grand nombre d'essences, en souvenir du sanctuaire qui bordait la ville de son enfance. Il s'en était donné à coeur joie sur les animaux et était plutôt fier du résultat, bien que le couple de dindonogres lui ait posé quelques problèmes de sécurité. Passer d'une tour à l'autre tout en restant vivant était en effet un véritable challenge, mais agrémentait le quotidien de ses employés. Tous les bâtiments étant faits de verre, il restait cependant possible de profiter du paysage sans risquer de se faire tailler en pièces.

Le QG était une véritable ville, un brin trop grande peut être au regard du nombre de ses habitants. La Trifouille ne comptait alors qu'une trentaine de membres, la plupart venant de la campagne environnante à la recherche d'un emploi stable et - soyons honnêtes- peu contraignant. L'argent coulait à flot, mais semblait un peu investi au hasard. Jamou, Manolo et Paupaul profitaient joyeusement de leur train de vie en se donnant un air important, ce qui convenait parfaitement aux employés et autres parasites, prêts à se soumettre aux moindres caprices de leurs dirigeants du moment que le salaire tombait à la fin du mois.

La Trifouille n'était pas très reluisante, certes, mais entretenait avec un enthousiasme sans faille la lutte contre les moulins fantasmagoriques qui hantaient les esprits troublés des trois fondateurs. Pour l'heure, toutes les orientations étaient bonnes à prendre. La Trifouille se lançait à corps perdu dans toutes les directions, tant pour dépenser de l'argent que pour mettre le doigt, avec un peu de chance, sur une piste qui étayerait leur théorie du complot. Les premiers candidats recrutés, après une secrétaire qui n'avait rien à envier aux plantes exubérantes du parc naturel, étaient des scientifiques renégats, reniés par leur pairs en raison de leur attrait pour les théories bancales. Un bon point pour eux, car ce trait de caractère correspondait totalement à l'esprit de la Trifouille! L'équipe de scientifiques planchait sur des sujets très intéressants, tels que la théorie de l'Ascenseur Gravitationnel , selon laquelle lorsqu'un objet tombe, quelque part un autre monte, ou encore le mystère des lapins que l'on voit lorsqu'ils se déplacent de droite à gauche mais jamais lorsqu'ils se déplacent en sens inverse. Un mystère à l'origine de nombreuses incompréhensions entre chasseurs... Bref, l'équipe scientifique était très occupée.

Leur laboratoire se situait au sous-sol et formait un véritable dédale sous une bonne partie de la surface abritée par le dôme. Encore une lubie des fondateurs, issue de leur délire mégalomaniaque...Il faudrait des siècles pour occuper tout l'espace qui, selon eux, serait probablement trop étriqué pour contenir la croissance de leur mouvement. Le Docteur Kloug planchait depuis deux semaines sur une expérience de son crû. Ancien ponte de l'aérospatiale Saucissonutellienne, il avait été expulsé de son laboratoire suite à l'échec de son prototype de vaisseau de commerce propulsé par des troupeaux de hamsters courant dans de grandes roues (une sorte de vaisseau spatial équipé de roues à aube, vu de l'extérieur). Accueilli au sein de la Trifouille, libéré de toute obligation de résultat, son génie pouvait enfin prendre son envol. Réfugié derrière un panneau protecteur, il semblait attendre que quelquechose de très important se passe. Un bruit de pas attira son attention.
"Docteur Kloug? fit une voix. Le docteur se retourna, l'air énervé.
- QUoi? lança t il, prêt à expulser le gêneur. Puis il se ravisa. "Oh, c'est vous Docteur Nox. Prenez un siège, vous êtes sur le point d'assister à une découverte fondamentale.
-Ah ah! Intéressant! Vous pouvez me décrire l'expérience?
-Hmm...attendez..Kloug jeta un oeil sur un écran de contrôle. "Ah non, j'aurais cru pourtant...
-Un problème? s'enquit le Dr Nox.
-Non, non, juste une impression. Bon, pour faire simple, vous connaissez la théorie selon laquelle, lorsque deux objets sont associés de façon improbable, voire complètement irresponsable, que l'on alimente le système en énergie à outrance, et que l'on attend suffisamment longtemps, quelque chose est censé se produire?
-...comme quoi?
-C'est là tout l'intêret de la chose, Dr Nox: on ne sait pas.
-Alors..je suppose que cette brosse à dents scotchée sur ce..hum...cette bombe à neutrons... sont censées intéragir, hum?hasarda le Dr Nox
-Tout à fait! s'exclama Kloug. Excitant,non??J'ai relié le système à un vieux réacteur nucléaire, je pense que ça devrait suffire..."
Deux pinces-crocodile, enfichées sur deux gros câbles, reliaient en effet la brosse à dents et la bombe au réacteur, qui prenait la poussière dans le fond de la pièce. Un vieux modèle probablement récupéré sur l'un des nombreux véhicules hors d'usage qui s'entassaient sur Belgaroz, rendus obsolètes par l'arrivée des technologies boulimiennes plus performantes. Le Dr Kloug l'avait choisi plus par amour des vieilles choses que pour des raisons pécunières, ayant un crédit illimité pour ses recherches. Le gros câble connectant la borne positive pendait mollement, attendant qu'une bonne âme lui rende sa raison d'être.
"Ah! couina le Dr Kloug, s'aperçevant de son erreur. J'aurais pu attendre longtemps...ce câble n'est pas connecté. " Farfouillant dans une boîte à outils hors d'âge, il extirpa un tournevis avec un petit cri de victoire.
-Juste le temps de brancher le domino...et on est partis! Vous devriez chausser vos lunettes de protection, on ne sait jamais!" Le système était fin prêt. Trépignant d'impatience, le Dr Kloug invita son homologue à se diriger derrière le panneau protecteur.
"Voyez-vous, expliqua t il, on ne sait pas ce qui peut se produire. Cela peut aller d'une simple réaction lumineuse à, disons, la destruction totale de l'univers..
-La science est en marche, et on ne sait pas où elle va ! lança joyeusement le Dr Nox.
-Tout à fait cher collègue, attention...Contact!" Kloug actionna le réacteur.

...

-Il ne s'est rien produit, Dr Kloug...déclara le Dr Nox. Rien de rien. Le Saucissonutellien était perplexe.
-Ah, pourtant j'aurais cru...dit il, terriblement déçu. Bon, j'en ai fait assez pour aujourd'hui. L'experience doit probablement se poursuivre encore un certain temps...on est pas couchés! Je vous paye un café?"
Le réacteur continuait de ronronner dans son coin. Il faudrait des mois pour l'arrêter, maintenant...Mais le docteur n'en avait cure. La brosse à dents et la bombe à neutrons étaient toujours désesperement inertes. Il attrapa deux doses de café soluble et les dilua dans des tasses, puis se dirigea vers un four micro-ondes perché sur une pile de dossiers.
-Vous sucrez, Dr ? Personnellement j'ai des problèmes de diabète, je le bois nature...
-Oui, deux sucres s'il vous plaît ."
Kloug plaça les cafés dans le four, puis appuya sur le bouton.

Un vacarme de tous les diables s'abattit sur le laboratoire, suivi d'une série de secousses à faire trembler la galaxie elle-même; Kloug et Nox se retrouvèrent projetés contre le mur et s'y encastrèrent presque complètement; la plupart de leurs os furent broyés par le choc. Les piles de dossiers et de livres s'écroulèrent , ainsi que la plupart du mobilier . Quelque part sur Belgaroz, un chat fut propulsé dans les airs. Le cataclysme dura quelques minutes, puis le boucan de tous les diables céda la place à d'ignobles bruits de succion..Kloug et Nox étaient complètement sonnés.

"Ploup"

Un moment passa, puis Kloug ouvrit laborieusement un oeil. Perché sur ce qui restait de son bureau, une créature étrange, vermiforme, buvait tranquillement son café.

"Salut les gars! lança une voix aigrelette. Moi c'est Slim Slagadam, quatre cent soixante dixième du nom! Beerk, c'est quoi ce café dégueu? Y a du sucre quelque part?"

Le Dr Kloug replongea dans un coma ouaté, persuadé qu'il venait simplement de rêver.


Retour à San Francisco

Deux semaines avaient passé depuis que nos deux compagnons d'infortune avaient failli laisser leur couenne dans la disparition de la maison des BarbaraGuld. Deux semaines de survie, dans le froid de ce début de mois de Novembre qui présageait un hiver rigoureux. Deux semaines à gagner leur croûte tant bien que mal, en faisant la manche dans la rue. En pratique, Jamou était multimillionnaire. Mais le QG sur Belgaroz, aussi bien que la succursale de Shangaï restaient injoignables. Quelque chose avait du se passer...mais quoi? Coupé de tous, incapable de retirer de l'argent aux guichets teriens, il se retrouvait totalement démuni. Slim ne s'en sortait pas trop mal, pour les numéros de chien savant. Mais voir un bouledogue nain résoudre des équations du second degré ou jongler avec de vieilles boîtes de bière n'épatait pas la galerie...Les teriens étaient pour le moins blasés, habitués depuis longtemps par cette satanée boîte à images aux spectacles les plus dépravants.

"Slim, lança Jamou en se grattant nonchalamment le cuir chevelu, bourré de parasites que les clochards du coin lui avaient refilés. J'aimerais qu'on reparle de ...l'accident, si tu veux bien. J'ai eu beau tourner et retourner les évenèments, quelque chose m'échappe." Slim, qui était en train de fouiner dans une poubelle, se figea.
"-Hum. L'accident. Je t'écoute. répondit il . Il semblait nerveux, comme la première fois où Jamou l'avait questionné sur le sujet, juste après la disparition de la maison.
-Hé bien...c'est en rapport avec tes potes, tu sais les Barbara Guld comme ils aimaient s'appeler. Quant tu étais en train de crever, on essayait de t'introduire dans le bouledogue...Tu n'y arrivais pas, et ils se sont mis à chantonner un truc. Une sorte d'incantation.
-Hum..une incantation hein? Ils étaient défoncés, Jamou...
-Il s'est passé un truc, Slim...un truc pas net. J'avais les cheveux dressés sur la tête pendant qu'ils chantaient. "Slim ne répondit pas. Il fixait un vieux sac en papier, rempli de pelures de pommes de terre, comme si sa survie en dépendait.
"Bref, continua Jamou, j'ai l'impression que toi et tes collègues vous me cachez des trucs. Ce rituel, là...est une chose parmi tant d'autres qui me font dire que toi et la Trifouille vous foutez de ma gueule depuis le début.
-Aha, Jamou...je ne comprends pas où tu veux en venir."Le bouledogue paraissait extrêment nerveux, et évitait soigneusement de regarder Jamou en face. Il gagnait du temps. Il savait que le Trifouillard, pourtant peu enclin aux sursauts d'intelligence, venait de piger que quelque chose ne tournait pas rond.

-Bon, je reprends depuis le début. Première chose: on tombe en rade à San Francisco, et tu me sors ta théorie du point foireux du continuum espace temps." Son cerveau était en ébullition, malmené par l'effort intense de concentration qu'il lui imposait. "Admettons que ce soit vrai. Après tout, je ne suis pas expert. Deuxième chose : comme par hasard, on tombe sur une floppée de tes congénères, qui se la coulent douce depuis un paquet d'années. Et tu me balances de but en blanc que tu connais l'existence de cet endroit, et que tous les vers semblent au courant également depuis longtemps. Comment est ce possible, s'il s'agit véritablement d'une voie de garage spatio-temporelle? Cela implique que toi, ou d'autres, avez déjà fait l'aller retour jusqu'ici." Là, son cerveau fulminait littéralement, écrasé par le tour de force. "Pendant plusieurs jours, on reste coincés chez les Barbara Guld, qui soit dit en passant semblaient ravis de te voir...comme s'ils te connaissaient de longue date...Et tu te mets à dépérir. Là, je veux bien croire que tu étais sincère." Slim continuait de fixer sa poubelle, attendant le coup de grâce à la manière du condamné sur l'échafaud." Ensuite, on te ranime...tes potes se mettent à me sortir je ne sais quel tour à leur façon, et tu reviens parmi nous. Et quelques minutes plus tard, c'est l'apocalyspe. Sans parler de ..cette chose que j'ai aperçue, quand la maison disparaissait. Un ver, à peine visible, plutôt bien équipé question mâchoires et de la taille d'un immeuble de quatre étages. Qu'est ce que c'est que ce truc? La procédure du labo ne mentionne à aucun moment ce genre de choses. C'est carrément suspect.
-Et en clair, ça donne quoi ? lança le ver. Tu m'a l'air drôlement taré, Jamou. Où veux tu en venir?" Il tentait en ultime recours de l'obliger à remettre en question ses théories. Mais c'était peine perdue, le Trifouillard était allé trop loin et la vérité nue se révélait désormais à ses yeux.
-En clair, Slim, tu m'as mené en bateau depuis le début! Toi et tes potes y êtes pour quelque chose dans l'accident. Comment, pourquoi, ça j'en sais rien. Mais vous êtes pas nets. Pour des inventions trifouillardes, je vous trouve sérieusement pas au point... Pas fonctionnels du tout même. Alors, qu'est ce que t'en dis?" Jamou paraissait exténué, mais satisfait d'avoir déroulé jusqu'au bout toutes les pensées qui le tarabustaient depuis deux semaines. Il lui faudrait des semaines avant de pouvoir réflechir de la sorte à nouveau.

Slim Slagadam était dans le pétrin jusqu'au cou. Jamou avait flairé l'embrouille, et des explications approximatives ne lui suffiraient plus désormais. Mais comment lui annoncer la vérité? Comment lui dire que Slim et ses collègues étaient en réalité un peuple bien réel, d'une autre dimension certes, mais que les chercheurs de la Trifouille n'avaient fait que découvrir par accident? Il ne doutait pas que le trifouillard puisse admettre l'incompétence de son équipe de scientifiques sans sourciller, mais il n'apprécierait pas de s'entendre dire qu'on l'avait roulé dans la farine depuis tout ce temps. Surtout après l'accident, qui avait failli lui coûter la vie. Enfin, le plus dur à encaisser pour Jamou serait sûrement d'apprendre qu'ils étaient loin d'être tirés d'affaire. Le ver de quatre étages, Slim l'avait bel et bien vu. Peut être même plus en détail que l'humain. Et pour cause, il le connaissait depuis belle lurette...et lui devait une somme d'argent pharaonesque, qu'il avait perdu au jeu. Slim avait profité de sa venue accidentelle dans cette dimension, provoquée par le Dr Kloug, pour se faire oublier...mais il n'aurait pas dû appeler ses frères. Les chercheurs trifouillards avaient insisté, par curiosité peut être. Ils voulaient recontrer d'autres spécimens de son espèce. Après avoir longuement hésité, il avait fini par céder. Il n'aurait pas dû. Résultat, ils avaient merdé, avec leur rituel, en croyant bien faire. Ils en avaient oublié toute prudence... ce faisant, ils avaient attiré l'attention de la créature la plus dangereuse de leur dimension, la plus riche et la plus assoifée de conquêtes également. La Ter et tout cet univers étaient condamnés. Ah, lui et Jamou aussi. Le bon point, c'est que l'humain ne vivrait probablement pas assezlongtemps pour assister à la fin de son monde...Il méritait d'être mis au courant. Et, qui sait, peut être pourraient ils trouver une solution ensemble? "Autant demande à un Gloutonnien de sauter un repas..." songea Slim.

-Hum, OK Jamou, tu marques un point, avoua t il à contre-coeur. Maintenant cramponnes toi, je vais tout te dire...
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Diego Vamosalaplaya
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MessageSujet: Re: Trifouille International   Lun 29 Oct - 11:32

Tequila, mythes et légendes...Mexique, état du Chiapas

Les pales d'un ventilateur-plafonnier ronronnaient et brassaient l'air moite, sans grand résultat. La chaleur écrasante de la jungle mexicaine accablait littéralement Don Diego Vamosalaplaya, pour qui le moindre mouvement devenait une torture. Il n'était pourtant pas très gras, plutôt sec même. Oh bien sûr, les années avaient prélevé leur dû, et son visage autrefois taillé à la serpe s'empâtait légèrement. Sa femme s'enorgueillissait de le voir prendre du poids, même si elle désesperait de voir un jour une bedaine déborder de sa ceinture. Le bureau de Diego, un véritable dédale de dossiers et de papiers amoncelés en dépit du bon sens, était plongé dans la pénombre. Quelques rares rayons de soleil passaient à travers les stores et laissaient apparaître de la poussière dans leur sillage. El Senor Vamosalaplaya épongea son front d'une main, et de l'autre attrapa une bouteille de Tequila et but une lampée. Il tendit la flasque à son interlocutrice, une petite dame sèche comme la terre des hauts plateaux. Elle refusa d'un petit geste de la main mal assuré. Il rôta.
"Bon, alors...Senora reprit il. Si j'ai bien compris, Chiquito, votre..chihuahua, c'est bien ça?" La vieille acquiesca. Don Diego continua." Donc, votre chihuahua a disparu. Quel est l'endroit où vous l'avez vu la dernière fois?
-Dans le jardin, hiers soir, il batifolait dans l'herbe haute.
-Ha. Dans le jardin..ah...hmm.."Diego prenait quelques notes, distraitement. Son calepin comportait plus de petits gribouillis qu'autre chose."Vous faites l'élevage de chihuahua, c'est bien ça?
-Tout à fait, senor..."La vieille commençait à s'impatienter. Elle regrettait peut être de ne pas avoir accepté la tequila, pour rendre plus supportable la chaleur qui régnait dans le bureau. Les mexicains préferaient la téquila chaude à l'eau glacée...Pour des raisons d'hygiène de vie, principalement.
-Puis-je savoir, Senora...reprit Diego.
-Huevos y Gorgonzola.
-Si, Senora Huevos y Gorgonzola...puis je savoir pourquoi vous vous adressez à moi? Je ne suis pas détective, voyez vous...Je dirige une entreprise d'extermination de nuisibles...avez vous le moindre élement qui puisse vous amener à croire que Chiquito ait été victime d'un animal sauvage?
-Si senor...je l'ai entendu couiné, et j'ai trouvé des touffes de poil un peu partout...de l'herbe couchée sur plusieurs mètres carrés...Senor...je crois que c'est...el ChupaCabra!
-Des touffes de poil dites vous? "Diego n'avait pas relevé l'allusion au ChupaCabra. De nombreux meutres d'animaux domestiques ou d'humains étaient mis sur le compte du Chupa Cabra. Il connaissait la rengaine, et en avait plus que marre d'entendre ce genre d'inepties. Le chupa cabra, une belle invention pour éviter d'affronter la réalité. Un bon moyen de nier la cruauté de la nature, et plus particulièrement celle des hommes.
-Senora, les chihuahua ont le poil ras non? Comment est ce possible?
-Ce sont des chihuahua angora, Senor. Y el Chupa cabra aime les animaux touffus. "Oh dios mio, encore un truc complètement stupide à mettre sur le compte du chupa cabra...Leur connerie n'a pas de bornes, contrairement à leur portefeuille..."songea Diego.
-Hmm..ok, admettons. Senora, je veux bien venir examiner les lieux. Mais je ne pense pas me tromper en disant qu'un jaguar est plus probablement à l'origine de la disparition de votre chien. Ici, c'est leur territoire. Votre élevage est une aubaine pour eux..." Diego se leva, et invita sa cliente à faire de même. Il la raccompagna à la porte. "Senora, rentrez chez vous et gardez bien vos chiens à l'abri. Je passerai ce soir, de toute façon ils chassent surtout la nuit. Appelez moi si vous avez un problème." Il referma la porte et retourna s'asseoir. "El chupa cabra...dit il tout haut....j'ai pas de pièges pour les fantasmes, moi!"
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Diego Vamosalaplaya
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MessageSujet: Re: Trifouille International   Mar 6 Nov - 11:15

La nuit était tombée sur la ville. L'air était saturé des bruits de la jungle. Oiseaux, insectes, grenouilles et de temps à autre le feulement peu rassurant d'un fauve en chasse. La routine pour Diego. Il connaissait la jungle depuis sa tendre enfance. Il l'avait parcourue dans tous les sens durant des années et la connaissait comme sa poche. Il connaissait presque tous ses habitants , du moins les plus gros. Ceux dotés de deux ou quatre pattes pouvant présenter un danger pour les humains ou leurs animaux, comme Chiquito. A vrai dire Diego était débordé de boulot. Traquer et neutraliser les nuisibles dans le coin s'apparentait au supplice de Sisyphe, un boulot de titan quoi. Son padre lui avait appris à connaître les animaux sauvage. Pour lui les jaguar et autres bestioles bien pourvues en dents ne présentait pas une menace. Ils les traitait de nuisibles uniquement pour s'assurer une clientèle. Même dans ce petit coin perdu du Mexique, les traditions ancestrales se perdaient; les gens étaient corrompus par les coutumes des gringos du Nord. Autrefois, ces mêmes braves gens avaient été corrompus par les gringos d'outre Atlantique. Ceux là avaient fait de leur coutumes autant d'anecdotes folkoriques, imposant de nouvelles légendes mâtinées de christianisme. Le chupa Cabra en était un bel exemple. Diego, lui, ne croyait qu'aux dieux des temps anciens. Il n'avait pas renié sa foi, grâce à son grand père. Son père, bien qu'il ait toujours considéré avec respect les anciens rites était un pur produit issu de la longue occupation espagnole. "Tu es un indio, Diego" lui répétait sans cesse son grand père. "Les indios ne croient qu'en une chose: la puissance de leurs dieux. Le faux dieu chrétien nous a mis dans la panade, il y a plusieurs siècles de cela. Mais n'oublie pas une chose: ce n'est pas à lui que tu dois la vie. N'oublie pas, Diego!"
Oh ça non, il n'avait pas oublié. Il avait juste mis en sourdine ses croyances pour mieux s'adapter au monde moderne. Mais cela faisait partie de lui au même titre que son coeur, ses tripes...Ses mycoses tenaient plus du dieu chrétien. Un parasite se nourrissant de la spiritualité des indios.

Il gara sa fourgonnette devant le portail de la propriété de la senora Huevos y Gorgonzola. La lumière du patio était allumée et projetait des ombres fantasmagoriques dans le jardin. Il s'avança jusqu'à la porte d'entrée. Le claquement de portière avait dû prévenir la senora de son arrivée, car la porte s'ouvrit avant qu'il ait pu frapper.

"Hola, Senora. Tout va bien? Pas de nouvelles de Chiquito?
-Hola Senor. "Elle était tendue, sur le point de rompre. "Chiquito n'est pas revenu. Les autres sont à l'intérieur, en sécurité.
-Muy bien. Je vais installer mes appats, et attendre sur le patio. Restez à l'intérieur". La vieille s'éclipsa. Diego retourna à sa fourgonnette et en extirpa plusieurs kilos de viande fraîche. Il attrapa son fusil à fléchettes. Il connaissait bien les jaguar. Il savait que lorsque l'un d'entre eux avait déniché un garde manger facile d'accès, il ne manquait pas d'y revenir pour se remplir la panse. Surtout qu'un chihuahua n'avait pas du contenter son appétit. A peine un amuse gueule. Il n'y en aurait qu'un; question de hiérarchie animale. Les jaguar ne partagent pas leur territoire aisément.

Après avoir disposé ses appâts un peu partout dans le jardin, Diego s'installa dans le patio, d'où il pouvait surveiller l'ensemble de la zone. Il frappa doucement à la porte et attendit que la senora se manifeste. "Senora, éteignez la lumière, et surtout restez bien à l'abri. On ne sait jamais". La vieille hocha la tête et disparut à l'intérieur. La lumière s'éteignit quelques secondes après. Il ne lui restait plus qu'à s'armer de patience.

Il commençait à piquer du nez. Depuis qu'il passait la plupart de son temps en ville, son instinct d'homme de la forêt s'était considérablement émoussé. Il se secoua pour rester éveillé. "Tiens tiens...songea t il" Il venait d'apercevoir un mouvement à la limite de son champ de vision. Les herbes ondulaient...un animal de taille respectable devait être en train de se faufiler. "Je te tiens, seigneur Jaguar..."Diego épaula son fusil doucement. L'animal se dirigeait vers l'un de ses appâts. Un autre mouvement, perçu du coin de l'oeil, attira son attention. Quelque chose de rapide s'avançait dans la même direction que le jaguar. "Hein? Deux jaguar?? Comment est ce possible?" Le premier avait dû atteindre le morceau de viande. Quant au deuxième...Diego n'eut pas à le chercher du regard. Un feulement rauque s'éleva des hautes herbes. Un feulement qui tenait plus du couinement sur la fin. Les animaux venaient de se télescoper. Diego pressa la détente et lâcha une fléchette dans la mêlée; sans grand résultat. La lutte faisait rage là bas; des herbes étaient propulsées dans tous les sens. Il rechargea, épaula et visa ce qui lui semblait être le deuxième jaguar...et pressa la détente. La fléchette partit dans un chuintement et alla se planter dans sa cible "Gagné!" De fait, le calme était revenu. Il replaça une fléchette dans la culasse puis s'élança dans le jardin . Il s'avança prudemment, fusil à l'épaule au cas où l'autre ait envie de lui sauter dessus. Diego estimait qu'il avait du prendre la fuite, mais restait sur le qui-vive. Il avança jusqu'à apercevoir la silhouette du Jaguar, à moitié cachée par les herbes. "Ah ah, je t'ai eu mon vieux lança Diego. T'as gagné ton billet de retour pour la jungle. " Il s'approcha du corps inanimé . Bizarre. Il ne respirait pas. Diego regarda de plus près. Son visage vira pâle. "Nom de dieu, marmonna t il .. Nom de dieu, qu'est c'est que ça?" Il lui arrivait de proférer quelques expressions de gringos, quand il perdait les pédales. Son trouillomètre s'approcha dangereusement de zéro. Quelquechose lui sussurait à l'oreille que ce qu'il voyait n'était pas commun. Rien à voir avec les cadavres qu'il avait pu rencontrer, pourtant il en avait vu un paquet dans la jungle durant toutes ces années.

Il s'agissait bien d'un jaguar. Ou plutôt d'une moitié seulement; il ne subsistait en effet rien de l'animal en dessous du thorax. Une partie de ses viscères s'étaient répandues dans une mare de sang. La colonne vertebrale avait été déchiquetée et ce qui en restait pointait vers le sol. Diego ne put se contenir et rendit tripes et boyaux. Il jeta un oeil à la maison. Rien ne bougeait. La lumière était toujours éteinte. "J'ai encore le temps d'aller chercher le fusil."songea t il . Il ne s'en servait que rarement, préférant éviter de tuer les animaux. Ils étaient son gagne pain, et par dessus tout il leur vouait un respect sans faille. La chose qui avait traité le seigneur Jaguar comme un vulgaire steak de viande à gringos ne méritait pas de fouler cette terre. Diego s'apprêtait à sortir du jardin. Soudain, un choeur suraigu de chihuahua apeurés se fit entendre...suivis d'un hurlement à fendre l'âme. "Et merde, la senora.. songea Diego. Merde merde. " Son instinct lui dictait de prendre ses jambes à son cou tant qu'il lui restait ce qu'il fallait, anatomiquement parlant. Sa conscience professionnelle, dont la voix avait du mal à se faire entendre, lui suggérait d'aller au secours de la senora qui après tout avait versé un acompte. Il était lié par son serment : servir et protéger le client. Et puis malgré sa frousse, il crevait d'envie de mettre une dérouillée à la créature qui avait profané l'esprit du jaguar. Il attrapa un fusil à pompe Benelli, modèle Supernova capable de lâcher 5 cartouches en un temps record, et s'élança dans le jardin, le bruit de ses foulées largement couvert pas les hurlements de la senora.
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Seraphin666
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MessageSujet: Re: Trifouille International   Sam 10 Nov - 12:53

Quelque part sur TER, au royaume où les écrans ne s’éteignent jamais, 4h53.

Le radio réveil s’alluma, tonitruant dans la nuit la marche impériale de Star Wars.
Se ruant d’un bond sur le clavier en envoyant valdinguer les draps, le plus grand Amiral Galactique de sa génération guetta avidement les informations affichées à l’écran :

VOTRE FLOTTE (5000 Astres Mortels) ATTEINT «Je-débute-soyez-sympas » DANS 00.03 SECONDES

TERMINE

S’ensuivit un descriptif détaillé du résultat de la « bataille », à coté duquel le combat du koala contre la feuille d’eucalyptus semblerait presque insoutenable de suspens.

Un sourire narquois fleurit sur le visage du valeureux vainqueur.
Du gâteau.

Une fois encore le Premier Commandant de Flottes de la Première Alliance de l’Univers écrasait son adversaire de sa main de fer… dans un gant d’acier.

C’était la 8ème galaxie complète qu’il se faisait cette semaine.
Ce n’était pas son genre de donner dans l’auto satisfaction mais, décidément, rien ni personne ne pouvait lui résister.
Non content de posséder la plus puissante armada du jeu, il était pote avec les admins.

A ce propos…

Il vérifia ses messages et sentit son cœur battre plus fort dans sa poitrine. Oui ! Il lui avait de nouveau écrit ! Encore une nouvelle mission spéciale en perspective. Ce type là, c’est sur, ce n’était pas un simple admin. D’aucun disent qu’il fait partie du staff (comprenez : les gars qui ont crée le jeu). Toujours est il qu’il lui donnait accès à des options inédites, même pas prévues dans le jeu, comme créer des portails ou gérer des téléportations de troupes…
Du pur délire ! Bon, ça buguait encore un peu, d’après lui c’était normal le temps que la base de données soit à niveau, mais, bientôt… il parait qu’on pourra raser des planètes !

Se renversant contre le dossier fatigué de son fauteuil de bureau, Seraphin666 se servit un grand verre de powerade tièdasse, avant de se plonger avec délice dans la lecture de sa nouvelle mission.


Un peu partout sur la planète, de jeunes hommes désoeuvrés recevaient un message "perso-ultra-secret" du même acabit. Ils étaient des millions, des valises sous leurs yeux injectés de sang et des miettes de springles sur le menton. Une docile armée de geeks toute prête à anéantir des mondes dans l'enthousiasme et la fébrilité...
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