La caza trifouille

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 Trifouille International

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L'Homme
Une silhouette aux semelles qui crissent dans la nuit.
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MessageSujet: Re: Trifouille International   Dim 11 Nov - 15:00

Quelque part sur TER, heure inconnue…

Absorbé dans ses pensées, l'Homme achevait machinalement les corvées administratives imposées par sa couverture. Taper les rapports de la journée, mise à jour du blog sous un faux nom, répondre de la façon la plus imagée et insultante possible aux invitations indésirables...

La routine; cela faisait si longtemps qu'il avait endossé ce rôle qu'il pouvait s'y coller avec l'efficacité maximale sans avoir à y consacrer la moindre miette d'attention. Ce qui lui avait laissé un temps inappréciable pour échafauder des plans de plus en plus complexes, où le nombre croissant d'inconnues le contraignait fréquemment à réfléchir sur un nombre faramineux de niveaux à la fois.

1 Comme de bien entendu, on l'avait désigné nouveau Chef du L.O.T. à l'annonce du décès de Mme Valpoun, sa position de N° 2 de l'organisation et de successeur tout désigné ne souffrant manifestement aucune discussion (le fait qu'il soit affecté à une mission d'infiltration de très longue durée ne revêtait aucune espèce d'importance : c'était aussi le cas de la plupart de ses confrères). Il avait désormais les pleins pouvoirs de ce coté là.

2 En dépit de leur effarant manque de logique scientifique, les savant fous de ce foutu sous-sol secret semblaient avoir enfin abouti à une mise en application stable, ou tout au moins exploitable, des plans qu'il leur avait fourni. La période de test était déjà bien entamée auprès des "cobayes". Il ne restait plus qu’à croiser les doigts pour que les « perturbations » enregistrées ces dernières semaines soient bel et bien des « évènements isolés et circonscrits »…
Il était bien placé pour savoir qu’il fallait s’attendre à tout quand on ouvre la boite de Pandore.

3 Le fait que Viandard soit d'ors et déjà parvenu à s'introduire dans la place était à modérer par la déplorable impulsivité avec laquelle il avait agi face à l’imprévu, en l’occurrence une patrouille du MIB. Certes, personne ne pourrait jamais identifier les fragments des malheureux, mais il y avait fort à craindre que leur disparition ne mette la puce à l’oreille du service, surtout à si peu de temps de l’ouverture de la Convention (ses « contacts indirects » lui permettraient heureusement d’étouffer l’affaire à la source, mais il allait devoir encore faire des heures sup’).

4 Les principaux Pairs de l’Empire avaient mordu à l’hameçon et crapahutaient gaiement sur TER, dans un périmètre géographique relativement circonscrit autour de San Francisco, interprétant selon leur fantaisie les « ordres » qu’ils avaient reçu. Une fois la Convention commencée il ne resterait plus guère que Stouff, porté disparu dans les confins, pour représenter une quelconque possibilité de contre-pouvoir. Les rapports du M.R.U.A.P. le concernant (interceptés par ses soins) jugeaient cependant comme tout à fait dignes de foi les témoignages faisant mention de l’évanouissement de sa flotte toute entière dans un trou noir.

5 Les Beignets-Gesserits sont visiblement sur le pied de guerre, mais elles sont aussi, bien sur, considérablement affaiblies et probablement déjà dans le collimateur de la mauvaise personne (il n’a toutefois pas réussi à savoir si la vieille Poularde avait ou non survécu à l’attentat). C’était sans doute la partie la plus risquée et délicate de son plan, celle qui allait se jouer sur le fil du rasoir.

6 Jamou s’était enfui, et restait introuvable, mais à ce stade du plan cela n’avait plus guère d’importance. L’individu était de trop peu d’envergure pour qu’on gaspille du temps et des ressources à essayer le retrouver, il n’avait jamais constitué une menace de toute façon.

7 Quant au Mexique…

Son bip vibra furieusement à sa ceinture, à la façon d’une énorme mouche psychopathe, interrompant brutalement le cours de ses pensées. Sans même jeter un œil au message qu’il venait de recevoir, il se leva lentement, avec un soupir las, et rassembla ses documents dans sa mallette. Encore une « réunion extraordinaire » qui s’annonçait, ou dieu sait encore quelle fantaisie…


En refermant la porte derrière lui il eut une pensée furtive pour Morphal. Ca l’ennuyait d’avoir à se débarrasser de lui, surtout d’une manière aussi moche. De tous les tyranniques souverains de cet Empire honni, il était loin d’avoir été le pire... Trop tard pour s'apitoyer maintenant.
C'était d'ailleurs une façon assez lâche de se rassurer que de ne se concentrer que sur la mort d'une seule personne, alors que le Plan allait vraisemblablement causer le décès de plusieurs millions d'innocents.
Il y a vraiment des fois où on s'écoeure soi-même...
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Doll



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MessageSujet: Re: Trifouille International   Mer 14 Nov - 19:46

- Viiiiiiiiiiiiite Doll !!! Appuie sur le champignon !!! Je veux savoir ce qui se paaaaaaaaaaaaaaasse !!! Viiiiiiiiiiiiite !!!

- Arrête de couiner Jessica ou je t’en colle une !!!

- Maiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiis vazyyyyyyyyyyyyyyyyyy !!! Je veux voire!!! Je veux voiiiiiiiihahahahahahaaaaaaaare!!!

- Gniiiiiiiiiiih boum !!!

Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah !!!

Les trois filles ont plongé dans le vide intersidérale qui a englouti la maison bleue !!!

- Tain, mais bordel Jessica !!! Tu faich’ à la fin !!! J’en ai marre !!! T’es pire qu’une gamine !!!

- Mais oui mais je voulais voir euh !!!

- Bon euh okay, dites euh c’est quoi ce bordel? On est où là?

- Ouais c’est vrai c’est bizarre, cet endroit tout blanc et bleu…

En effet, le lieu est étrange. Un grand espace vide, blanc avec des rayures bleues… Quelques lettres ça et là… Elles sont toutes les trois perdues au beau milieu de ce grand espace intersidérale . Jessica, Doll et Ségolange commence à arpenter les lieux, en quête d'indice concernant son emplacement.

- Tiens gadez les filles il y a des lettres !!! Ça fait peut-être un mot !!! Attendez, « w e l c o m e « , velcom ? C’est de l’ allemand?
- Viens voir Ségolange, toi qui sais lire !!!
- Welcome !!! Bienvenue !!! Il nous dit bienvenue !!! Mon dieu, mais où sommes nous? Dans un livre? La Bible??? Oh j’espère que c’est dans un livre du Marquis de Sade !!!

En effet, les lettre leur disaient bienvenue !!!
Lorsque subitement le décors changea !!!

- Hey, mais que ce passe-t-il??? J’ai senti comme une vibration bizarre !!! Huuuummmm !!! Mais ça sent bon ici !!!

- Tiens les lettres ont disparu !!! Y en a des nouvelles !!! NEW…nouveau???

- Peut-être qu’on a tourné une page???

- Ouais peut-être…


Et un fumé succulent émanait de nulle part…de plus en plus inquiètant !!!

- EHOOOOO !!! YAQUELQUN???
- Mais ça va pas Jessica??? Arrête de hurler comme ça !!!
- Bin quoi? Y a ptêt quelque un qui va nous répondre…
- Raaaaaaah mais bon sang !!! Internez-là !!! Je ne la supporte plus !!!
- Hey regardez, y a ma photo, y a ma photo !!!
- Quoi? Ah ouais tiens, Doll !!! Mais qu’Est-ce que c’est que ce bordel !!!
- Hey je say !!! On est dans un magazine people !!!
- Bin merde alors, elle a disparu, et on a encore changé de page !!!
- L’odeur à disparu !!! Ça sent la bière et le pâté maintenant !!!
- Tiens, là y a une photo de Barney !!!
- ça explique l’odeur !!!
- Hahahahahahahahahahahaha!!!
- Ouais!!! Hahahahhahahahhahahaha!!!
-Bon qu’est-ce qu’on fait???
- Je propose qu’on suive l’odeur jusqu’à la source !!!
- Okay bonne idey !!!
- Mais si on tombe sur Barney on fait quoi?
- Bin je sais pas….

Et elles entreprirent donc de suivre l’odeur, afin de peut-être trouver un indice qui leur permettrait de savoir enfin où elles se trouvent !!!

- Tiens y a encore des lettres !!! SEGOLAAAAAAAAAAANGE!!! Y A DES LEEEEEETTRES!!!
-Arrête de beugler ou je te ****** avec mes ****** sur ta ****** dans ton ***** !!!
-………..ok ok t’énèrve pas………..
- M I N I S T E R E , y a marqué Ministère…
- Ministère? T’es sûre? C’est pas Ministry plutôt? Comme le groupe???
- Nan….y a marqué ministère je te dis !!!
- Bon ok…

Alors qu’elles continuaient à déambuler parmis les lettres , Doll réfléchissait :

° Mais qu’est-ce qu’on va manger ce soir??? °

- Tain mais y a personne ici !!!
- Ouais c’est mort, ça craint du boudin.
- Même pas un bruit, juste une vieille odeur de ravioli moisi…

Et elles marchèrent encore et encore jusqu’à apercevoir un peu plus de couleur.

- Regardez !!! Un petit garçon !!! Oooooooh il est trop mignon !!!
- Tiens c’est marrant il me rappelle quelque un mais qui???
- Hey regardez!! Il nous fais signe !!!
- Vers une maison !!! Oh un papillon !!! Du sucre !!! Une canne en sucre !!!
- Mais putain ça y est bordel de chiotte !!! Je sais où on est !!!
- C’est pas possible…dit Ségolange, livide
- On est dans le forum !!!
- Nan je le crois pas !!!
- Si !!!
- Mais ouais mais nan quoi !!! C’est pas possible !!!
- Aaaaahahahahahhaaaaaah !!! Naaaaaaaaaan !!! Je veux pahahahahahahaaaaaas!!! C’est moche et pis y a personne en plus !!!
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MessageSujet: Re: Trifouille International   Ven 16 Nov - 12:06

San Francisco

Jamou fulminait. Slim lui avait déballé toute l'histoire, qui confirmait ses craintes. On l'avait une fois de plus entubé. C'était la goutte de trop. Il en avait ras la casquette. Certain désormais d'être coincé ad vitam eternam sur Ter, vu que son pote le ver chiait dans son bénard à l'idée de tenter un voyage jusqu'au QG : pas envie de tomber sur son copain de quatre étages. Jamou n'en avait pas franchement envie non plus d'ailleurs. Alors ils étaient bloqués. Depuis deux semaines, ils avaient continué de vivoter en faisant la manche. Le temps devenait franchement mesquin, l'hiver les transperçant de ses pointes glaciales un peu plus chaque jour. Leur squat n'était pas vraiment confortable. Un vieil immeuble menaçant de s'écrouler, ouvert aux quatre vents.
Jamou commençait à mieux connaître les coins peu fréquentables de la ville. Il ne zonait plus dans les quartiers respectables , après s'être coltiné aux forces de l'ordre une ou deux fois de trop et avoir laissé quelques dents dans la manoeuvre. Tout bien considéré, les bas fonds de Frisco ne valaient guère mieux pour sa santé, vu l'ardeur avec laquelle la pègre locale s'efforçait d'accueillir les nouveaux arrivants. Les chinois étaient les pires. Lui et le ver s'étaient trouvés à plusieurs reprises au beau milieu d'un joyeux bordel opposant la filiale locale des yakuza à la triade chinoise. Les japs et les chinetoque étaient plutôt bien implantés dans le coin, d'après les informations qu'il avait pu glaner auprès de pauvres types comme lui coincés entre le marteau et l'enclume. En clair, squatter n'était pas donné; ils payaient une rente aux chinois et devaient écoper des débordements inévitables provoqués par les luttes claniques. C'était plutôt nouveau pour lui, n'ayant pas connu la période troublée de Belgaroz où son père avait joué un rôle si important. Jamou voyait l'avenir d'un oeil tuméfié, à peu près sûr de ne pas passer l'hiver. Que ce soit le froid où les mafias, il avait l'embarras du choix pour passer de vie à trépas. Sans parler de la menace d'une autre dimension qui planait sur eux. Le ver, ou plutôt le bouledogue nain si on se fiait aux apparences, n'avait pas la vie plus facile; il avait souvent maille à partir avec les chiens errants du quartier, voire avec quelques gros matous vindicatifs qui semblaient prendre plaisir à chasser le clébard. "Y a plus saison, mon bon monsieur. Les chats chassent les chiens, et l'univers court à sa perte. Du moins le mien, pour ce que j'en sais."
Un matin, alors que Jamou dormait, écrasé de fatigue par sa nuit à grelotter dans le froid, un chinois se pointa au squat. Il affichait la mine du type déçu de ne pas avoir eu de porte à défoncer et qui comptait bien se rattraper sur ce qui se présentait. En l'occurence, Jamou. Un coup de botte bien senti dans les côtes l'arracha au sommeil. Le froid accentuait la douleur. Malgré tout ça, il n'avait eu la force que de grogner, tant de surprise que de douleur.
"Debout, sac à merde. Le chinois annonçait la couleur. Il botta de nouveau les côtes du trifouillard. Une forme de ponctuation à sa manière, sans doute.
-Ouais, ouais, tout doux je me lève, y a pas de problème." Il se releva un peu, juste pour s'asseoir. Il avait les yeux collés.
-Qu'est ce qui me vaut l'honneur de cette visite matinale, mon bon seigneur?
-Ta gueule, tas de vomi. Le boss veut te voir. T'es en retard dans ton loyer. On a du boulot à te proposer. Tu vas bosser pour éponger ta dette. Debout." Nouvelle ponctuation, cette fois à l'arrière du crâne. Jamou garda pour lui son point de vue sur la grammaire un tantinet approximative de son visiteur. "Pas le moment de faire de l'humour" songea t il en se levant. Dehors, le froid semblait plus supportable. Jamou ouvrait la marche, aiguillé par les taloches du chinois qui ne le lâchait pas d'une semelle. La vie savait se montrer prodigue de surprises, et quelquechose lui disait que la journée en serait riche. Résigné, il rentra la tête dans les épaules et mis une fois de plus son cerveau en veilleuse.
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Diego Vamosalaplaya
Emissaire du Mexique reconstitué
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MessageSujet: Re: Trifouille International   Ven 16 Nov - 12:08

Mexique.

Diego se propulsa à l'intérieur de la bicoque, oubliant toute prudence. La senora continuait de crier, ce qui d'une part signifiait qu'elle était toujours en vie, et d'autre part que l'autre chose devait être occupée. Il pouvait tirer parti d'un effet de surprise, s'il était assez rapide. Tu parles. La surprise, c'est lui qui l'a eu en se retrouvant face au corps inerte de la senora en personne. Pourtant il continuait d'entendre ses cris. Et elle avait bien affirmé être seule, tout à l'heure? Impossible de se souvenir. Les cris provenaient du salon, totalement plongé dans l'obscurité. Un frisson d'horreur lui parcourut l'échine. Quelque soit la bête à qui il avait affaire, elle était non seulement puissante mais très intelligente. Et fortiche pour l'imitation. Il perçut un mouvement du coin de l'oeil. Bordel. Elle était rapide, en plus. Répondant à son instinct de chasseur, retrouvé par la force des choses, il pivota en se laissant tomber au sol, tout en déchargeant son fusil à l'aveuglette. Quelque chose poussa un cri de douleur en lui frôlant la joue. Des plumes? Il avait bien vu des plumes? Quel genre d'oiseau était capable d'une tuerie pareille??Il se redressa, tout en chargeant une nouvelle balle dans la culasse. Un barouf pas croyable provenait de la cuisine. Il s'avança prudemment, l'arme en joue. Quelques taches de sang maculaient le plancher. Il jeta un oeil à l'intérieur. Une faible lueur éclairait une partie de la pièce. Les casseroles avaient cessé de tomber. Une forme jaillit soudain dans l'embrasure de la porte, ébouriffée, furieuse.
"Fe te tuerai, Diego Vamofalaplaya!!! crut il entendre. Puis la créature se ramassa sur elle, et se détendit comme un ressort. Elle avait traversé le couloir et s'était échappée avant qu'il put recouvrir ses esprits. Il était tétanisé. La chose parlait et connaissait son nom. De plus, il l'avait nettement entendue alterner entre une voix glaciale, d'outretombe, bien que légèrement zozotante et la voix de la senora. Mais ceci, il ne s'en souviendrait que plus tard, en repensant à cette nuit d'horreur. Tout ce qu'il fut capable defaire, planté là au seuil de la cuisine, le fusil pendant au bout de son bras flasque, ce fut de prononcer ces mots :

"Quetzalcoatl. Grand-père. Quetzalcoatl est parmi nous. " Puis il tomba dans les pommes. Pas très malin de sa part, il en conviendrait volontiers plus tard.
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MessageSujet: Re: Trifouille International   Mar 20 Nov - 11:47

L'homme de main l'avait conduit dans un restaurant chinois on ne peut plus banal, sentant un peu le rance. Un détail percuta les neurones encore d'attaque de Jamou : aucune trace de langue anglaise parmi les nombreux écriteaux. Pas de problème. Avant d'intégrer les locaux de Shangaï, Jamou avait potassé son chinois. On lui avait signifié que l'anglais était plus ou moins la langue universelle, aussi arrivait il à se dépatouiller dans cette langue, mais il était plus à l'aise avec le mandarin. D'ailleurs, pour ce qu'il en savait, il trouvait quelques similitudes entre le Belgarozien et le Chinois. Pour l'heure il ne servait à rien de se dévoiler, aussi avait il décidé de baragouiner en anglais jusqu'à nouvel ordre. Le sous-fifre - il ne s'était pas présenté, d'ailleurs- l'amena jusqu'à une porte gardée par deux authentiques blocs de marbre, des gars taillés dans le roc. Au point où il en était, un gosse de 10 ans aurait pu lui coller une dérouillée...ça ne changeait pas grand chose. Son guide lâcha une ou deux phrases aux deux malabars, qui s'esclaffèrent. Rien à voir avec lui. Il eut le temps de déchiffrer une pancarte sur la porte. "L'année...du serpent? Ha, hum, ok..." Jamou venait brillamment de déchiffrer un calendrier, sans s'aider du dessin énorme représentant un serpent à colerette. Un bon gars, ce jamou. Son gardien continuait de jacter, à propos de sa bobonne qu'il s'était tapée avant de partir. Un des deux gars lui a demandé, en rigolant, si sa femme n'avait pas de mal à trouver son nem. Le type s'en tapait les cuisses; le chien de garde de Jamou le poignarda du regard. Ils continuèrent dans ce registre pendant 5 minutes. Bon, il faudrait attendre de voir le boss pour en savoir un peu plus. Comme de juste, un autre gorille-plutôt un panda remarquez- émergea à travers le rideau et les invitèrent à rentrer d'un signe de tête. Ils passèrent le rideau masquant l'entrée et pénètrèrent dans une arrière salle enfumée. Des encensoirs, posés sur des trépieds étaient à l'origine de ce brouillard bleuté. La pièce était richement décorée : tapis, tentures et statues représentant des dragons vaquant à leurs occupations habituelles -boulotter des trucs- encombraient l'espace. Un peu chargée comme déco, mais ne déparant pas avec le maître des lieux. Un gros tas de graisse aux moustaches filasses vêtu de soieries, le cul posé sur une sorte de trône en bois doré à la feuille. Le style vieille école. Jamou s'attendait à quelque chose de plus moderne, venant d'une nation qui s'évertuait depuis des années à combler son retard technologique vis à vis de l'occident. Du moins, c'est ce qu'il se rappelait de ses cours d'histoire intensive. Peut être que ceux là essayaient de conserver leurs traditions. D'un autre côté, ils avaient concédé quelques incursions du monde moderne dans leurs pratiques. Deux types à la mine patibulaire, dont celui qui nous avait fait signe, attendaient de chaque côté de l'entrée, la main sur leurs pistolets mitrailleurs.
Son ange gardien le poussa en avant. "A genoux!"ordonna t il. Puis il effectua les présentations d'usage à son boss. Li-cheng...au moins Jamou savait désormais à qui il avait affaire. Ce qui ne l'avançait pas à grand chose, vu qu'il entendait ce nom pour la première fois.
-Bien, tu peux t'en aller Show-Ping. D'ailleurs, laissez nous seuls." Les deux types de l'entrée le regardèrent un instant, hésitant sur la marche à suivre. "Allez, dégagez. Il ne ferait pas de mal à une mouche, dans l'état où il est. Allez vous en avant que je ne décide de vous châtier." Pas un mot au dessus de l'autre. Pourtant, tout le monde s'est esquivé. Un modèle d'autorité. Pas la peine de discuter les ordres du boss, même s'ils paraissent complètement stupides. Personne n'a vraiment envie de voir ses doigts fondre dans l'acide pour avoir osé contester l'autorité.
-Ha ha ha...quels bande d'insectes stupides...s'esclaffa li cheng. Jamou continuait de fixer le tapis comme si sa survie en dépendait. "M. Jamou, quel plaisir de te rencontrer!" Jamou?Depuis quand ces types connaissaient ils son nom? Personne dans San Francisco, Slim excepté, ne connaissait son nom. A part les barbaraGUld, mais ceux là avaient plié bagage avec ..euh..ils avaient plié maison. Il commençait à devenir nerveux. Autant l'étalage de violence de ces chinois ne faisait que suivre le cours normal des choses, mais là...
-Ha ha ha...et oui, je connais ton nom. Et bien plus." Le coup classique de la télépathie bon marché. Le vieux se faisait mousser, pas à dire. Jamou joua la carte de l'impertinence.
"-Li-Cheng, il me semble que sur ce plan nous sommes à égalité. Je connais ton nom. Et bien plus." Le vieux coup du bluff bon marché, tenté à ses risques et périls. Au moins, il saurait bientôt si ce type avait le sens de l'humour. Il en doutait. En effet, Li-Cheng devait être le genre à ne rire que de ses blagues. Il se leva de son siège - chose qui devait être rare - et aboya sur Jamou, postillonnant à tout-va. "Silence, chien! Jouer les fiers à bras ne fera qu'écourter le peu de temps qu'il te reste à vivre! "Il lui colla un coup de canne bien senti derrière le crâne, l'obligeant à regarder de nouveau le tapis. Il entendait du remue-ménage de l'autre côté du rideau. Les gars devaient crever d'envie de lui plomber le buffet. Bon. Il avait réussi à lui faire perdre patience. "Belle réussite, encore un coup de ce genre et je conterai mes exploits aux pissenlits. Enfin, à leurs racines. " Le trait d'esprit, aussi médiocre fut il, l'aidait toujours à relativiser dans ce genre de situation. Le vieux se remit à rire. Le comique de la situation échappait quelque peu à Jamou, dont le cynisme était pourtant à toute épreuve.
"Bien, maintenant mon cher Jamou, tu vas me parler de toi. De toi et de Trifouille Corporation."
Bon sang, ce type ne plaisantait pas. D'une manière ou d'une autre, il savait qui il était. Probablement mieux que personne sur cette Ter. Jusqu'où allaient ses connaissances? Jamou déglutit péniblement. Il lui faudrait jouer au plus fin, et découvrir ce que Li-Cheng savait réellement. Oh, misère! Il n'était pas doué pour ça.
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MessageSujet: Re: Trifouille International   Mer 21 Nov - 12:45

"Ttt tt tt. Jamou, un peu de sérieux je te prie." Boss Li-cheng secouait la tête, lentement, ses bajoues suivant le mouvement avec un léger temps de retard. Ses barbouzes l'avaient descendu au sous-sol, dans une pièce sale et humide où une chaise en formicat trônait au milieu d'un fratras de cartons pourris. Une ampoule blafarde en proie à des variations de tension les éclairait par intermittence.

Son baratin n'avait pas pris. Fallait dire que ses explications étaient pour le moins bancales. Un loqueteux faisant la manche avec un chien savant, on avait vu mieux comme représentant fringant d'une usine de jouets basée à Shangaï. Shangaï...Tout avait commencé là, Jamou le savait. Ces gars, où des copains à eux, le pistaient depuis la Chine. "Reprenons depuis le début. Epargne moi la douleur de te faire mal. Tu n'as pas envie d'avoir mal, n'est-ce pas?" Li-cheng fit un signe à un de ses gars. Jamou sentit bientôt une lame de métal froid s'appliquer sur son bras, au niveau du coude. "Hum. Je vais faire comme si tu ne m'avais jamais parlé de cette usine de jouets. Alors?"Jamou était dans la panade. Il n'avait jamais été fort pour convaincre son monde. Autrefois, il se contentait de jouer de son autorité pour imposer ses vues. Et depuis quelques mois, force était de constater qu'il s'était plutôt laissé imposer les vues des autres, sans rien faire. Manolo. Salopard.

"Nous sommes vieux, Jamou. Vieux et las. "Le boss continuait son monologue. De quoi parlait il? Jamou perdait pied. En bon chef d'orchestre habitué à la "question", Li-Cheng savait alterner entre bonhommie et cruauté jusqu'à parvenir à ses fins. "Nous sommes las d'entendre le genre d'inepties que tu nous sers. Tu es comme les autres, finalement." Un autre signe de tête. Jamou hurla de douleur. Le salopard de bourreau venait de lui entailler le bras jusqu'à l'os, et ne semblait pas prêt de s'arrêter. Un peu de sang avait giclé. "Une artère? songea Jamou, lorgnant la machette enfoncée de deux bons centimètres dans son bras, juste avant le coude. Il n'en revenait pas. "Toujours rien? Tu sais, il est encore temps d'oublier toutes tes souffrances. Tu as juste quelques mots à dire." La douleur aigue et la lame coincée dans son muscle empêchaient littéralement Jamou de se concentrer. Il était passé à un stade de conscience reptilien. Incapable de formuler des pensées. Juste des images, des sensations...pas forcément très agréables. Ses yeux passèrent plusieurs fois de son bras à Li-Cheng, puis de Li-Cheng à son bras. Complètement out.

Le type à la machette affirma sa prise,et ce faisant remua la lame dans le lard du trifouillard. La douleur vrilla son bras puis se catapulta dans son crâne, semant la panique générale parmi ses quelques neurones encore prêts à en découdre .
La vue brouillée de larmes, succombant à la souffrance qui pulsait au rythme effréné de son coeur prêt à rendre son tablier, il perdit les pédales. Des bribes de souvenir tournoyèrent, se mêlant à ses perceptions. La respiration de son tortionnaire, puis un bar. La Trifouille, un couinement quelque part dans un carton. La Trifouille encore. Puis plus rien. "Manolooo! Salopaard!" rugit il dans un spasme, avant de sombrer dans le coma. Son cri était plus proche du gargouillis, mais il parvint tout de même aux oreilles de Li-Cheng. Qui hocha la tête, satisfait. Le bourreau interpréta ce signe comme une invitation à poursuivre son oeuvre. Sous le regard effaré du boss, il acheva en deux coups secs de sectionner le bras de Jamou. Du sang jaillit du moignon en un mini geyser et éclaboussa Li-Cheng, qui s'était approché avec le vague espoir de stopper le mouvement. "Abruti!!! A-bru-ti! Tu vas le tuer, dépêche toi de contenir l'hémorragie!" L'executeur grogna une excuse, puis s'empressa d'obéir en appliquant sa manche sur la plaie. De quoi tenir un moment. La scène aurait sûrement arraché un sourire à Jamou. Le fier Li-cheng affolé comme une poule devant un dindonogre. Des cris retentirent à travers le restaurant. Mais Jamou s'en foutait, il était déjà loin.
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MessageSujet: Re: Trifouille International   Ven 23 Nov - 11:36

Lumière. Jamou cherchait à ouvrir les yeux, mais ses paupières étaient collées. Ses orbites le brûlaient. Un réveil pâteux comme il n'en avait pas connu depuis des lustres. Depuis sa dernière gueule de bois en fait. Il essaya de se lever mais se rendit bientôt compte de sa faiblesse. Incapable de remuer plus que le petit doigt. Ses oreilles, elles, fonctionnaient très bien. Mais il n'entendait pas grand chose. Quelques bips d'une machine inconnue, gargouillant son odieuse mixture technologique dans un coin, un vague glouglou quelque part dans un mur...rien de bien intéressant. Il tenta de nouveau d'ouvrir les yeux et y parvint presque. Il leva la main droite pour achever de séparer ses paupières, quasi cimentées par ses sécrétions lacrymales. Problème. Il était persuadé d'avoir posé ses doigts sur sa joue. Il visualisait sa main. Elle était là, à quelques centimètres. Mais il ne sentait que l'air au contact de sa peau. Quelques images lui revinrent en mémoire. Des images crues, violentes irradiaent son cerveau de messages d'horreur. Puis une vague de panique commença à monter, sournoisement, sans raison. Il se sentait mal, très mal, comme si la terre s'ouvrait sous ses pieds pour l'engloutir....Et il chutait, chutait...jusqu'à l'impact. La mémoire lui fit l'effet d'un pavé lancé en pleine poire à deux-cent kilomètres heures. La violence du souvenir le tira de sa torpeur; il s'était redressé, les yeux écarquillés devant cette main qui n'existait plus. Il la sentait, pourtant... Mais le moignon tuméfié qui terminait son bras droit clamait l'absurdité de ses perceptions. Les larmes lui vinrent aux yeux, maintenant que la brume s'était dissipée de son cerveau. "Les salauds, les salauds, les salauds..." Il dodelinait de la tête, hoquetant, terrorisé, et furieux à la fois. "Tout ça pour quoi, hein!" hurla t il contre les murs. La pièce dans laquelle il se trouvait, 9m² à tout casser, avait tout de la chambre d'hôpital. "Tout ça pourquoi?" rugit il de nouveau. "Enfoirés, vous m'avez pris mon bras!" Un bruit de pas précipités se fit entendre dans le couloir. La porte s'ouvrit à toute volée sur une petite infirmière-chinoise-piaillant à tout va, accompagnant son charabia de gestes précipités. Jamou n'en avait cure, il était déjà debout lorsqu'elle était entrée. Il ne comprenait rien à ce qu'elle racontait. "Quoi?" La petite piaillait de plus en plus fort. "Piapiapiapia...Ta gueule!!!"Jamou fit mine de la frapper, mais avait oublié son moignon. Son bras se suspendit en l'air, complètement inutile . Jamou se sentait stupide. "Salope...salope" marmonna t il. Il chuta durement sur le cul. Ses yeux étaient dans le vague, reparti pour un petit tour dans la brume. Une perfusion, qu'il n'avait pas vue jusqu'à présent, lui tomba sur le crâne avec un bruit mou. "Salope...vous êtes tous des...des.." Il ne parvint pas à finir sa phrase. Son accès de fureur était passé. La nature reprenait les rênes, et lui faisait subir de plein pot le contre-coup de son remue-ménage. Il était vidé. L'infirmière-qui n'avait pas cessé de jacter dans son dialecte incompréhensible- profita de l'accalmie et s'approcha de lui, pour lui planter lestement une aiguille dans le bras. Jamou tourna le regard vers la seringue, goguenard, et regarda les quelques millilitres de son sang pompés dans le réservoir se mélanger à un liquide, puis vit le tout disparaître, propulsé dans une de ses veines. Il décrocha. Il était dans la veine, nageait en évitant les globules qui lui criaient de dégager le passage, frôlait une plaquette qui lui faisait un geste amical, l'air inquiète, puis il la vit ouvrir une sorte de bouche, énorme, dépourvue de dents, l'avalant entièrement, le phagocytant littéralement, et sur le coup ça lui parut étrange, il pensait que seuls les leucocytes avaient se pouvoir, puis il sombra, happé par les abysses.
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Diego Vamosalaplaya
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MessageSujet: Re: Trifouille International   Sam 24 Nov - 20:46

Diego revint à lui péniblement. Etalé de tout son long dans l'entrée de la maison de la senora. Il ne bougea pas aussitôt. Il écoutait. Le silence pesait sur les lieux. "Il a du tuer tous les Chihuahua" songea t il, à son grand étonnement. Il ne s'était qu'à peine attardé sur le sort de sa cliente.

Il avait tout le loisir de l'observer maintenant, ce corps sans vie. Et sans tête. Quelle horreur. Le dieu Quezaltcoatl ne faisait pas dans la dentelle.
Quetzalcoatl n'était pourtant pas un dieu sanguinaire. Il était même l'un des rares à considérer les sacrifices humains d'un mauvais oeil. L'idée que cette entité ancestrale ait repris du service n'avait pas mis longtemps à cheminer dans l'esprit de Diego. Cependant son attitude le laissait perplexe : elle ne cadrait pas avec les mythes fondateurs.

Bizarre...Tlahuizcalpantecuhtli, l'étoile du matin -son autre nom- serait il devenu fou et ivre de sang? Les dieux l'avaient forcé à l'exil; peut être était il ivre de vengeance? Mais les textes sacrés prévoyaient son retour par la mer, sur son radeau de serpents. Ce qui d'ailleurs causa la perte de ses ancêtres autrefois, persuadés que Cortès était Quetzalcoatl en personne. Enfin bon...les textes étaient sujets à interpretation, surtout pour Diego qui ne maitrisait pas complètement le nahuatl ancien, la langue de ses ancêtres.
Peut être Quezatlcoatl était il vraiment de retour, radeau ou pas. Et empli de haine.

Son grand père l'avait préparé à un moment pareil; il connaissait tout des anciennes légendes. Mais il ne l'avait pas préparé à un comportement aberrant de la part des dieux. Bah, peut être que les prêtres ne les connaissaient pas si bien que ça après tout? Diego se leva. Il était temps de se passer à l'action. S'assurer que les siens étaient en sureté, pour commencer. Ensuite, mener la chasse au dieu. Malgré tout le respect qu'il avait pour les anciennes croyances, il avait peine à imaginer laisser le serpent à plumes massacrer son peuple. Joyeux programme en perspective...
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MessageSujet: Re: Trifouille International   Lun 26 Nov - 2:12

23 Novembre

Jamou: Hum hum...Au fait on a restreint l'accès aux mineurs ici? Des fois que des propos un peu choquants fassent leur apparition. Quoique je n'ai rien contre éduquer la jeunesse, et vaut mieux parler comme un charretier que comme une fashion victim...
Morphal, j'étais un peu déconnecté dans tous les sens du terme ces derniers temps et je viens seulement de lire les postes de seraphin et de l'homme. Il se peut que j'y sois allé un peu fort avec le LOT...on a qu'à dire que c'est une branche un peu extreme....huhu..en tout cas Jamou est dans leurs griffes et leur sera utile ...pour récupérer quelquechose auprès de deux alcooliques notoires.


Morphal IV : Non, non, ca correspond très bien au contraire avec ma vision du L.O.T : ils existent depuis des millénaires, agissent dans toutes les cultures de la TER et sont aussi mystérieux qu'implacables(forcément pour avoir réussi à rester dans l'ombre tout ce temps, c'est qu'ils y mettent les moyens). Pour ce qui est de la violence en tant que telle, je comprend tes scrupules, mais il faudrait déjà que les jeunes s'interessent un tant soit peu à ces pages ^___-

25 Novembre
Jamou : pff morphal, je suis mortifié. Après relecture, tout ce que j'ai écrit récemment est bien trop haché pour être plaisant à lire!! C'est un style peut être trop précipité. Va falloir réecrire tout ça! Hum hum!^^

29 Novembre

Morphal IV : de toute manière, j'avais dans l'idée qu'après avoir terminée la série ce serait sympa de la refondre en y melant des pages d'historiques explicatives, pour tenter d'obtenir un tout cohérent et communicable au grand public Wink Moi, je vais bientôt m'y remettre mais j'ai à la fois des pbs de pc (l'écran s'éteint toutes les 10 secondes à cause de la carte graphique agonisante) et d'internet (parfois je ne peux y avoir accès de toute la soirée!!). En plus je suis de soir en ce moment dans mon stage (je ne rentre jamais avant 22h).Je vais essayer de me tenir à dimanche prochain pour en faire un gros morceau, si je n'y arrive pas demain matin
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MessageSujet: Re: Trifouille International   Ven 23 Mai - 2:14

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MessageSujet: Re: Trifouille International   Ven 23 Mai - 7:59

ooooooh trop mignon !!!
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MessageSujet: Re: Trifouille International   Ven 23 Mai - 11:44

Quand je vois trifouille international souillé par le flood, je ne peux qu'être heureux d'avoir quitté la FAIM. Morphal se retournerait dans son gigot funéraire s'il voyait ça...
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MessageSujet: Re: Trifouille International   Ven 23 Mai - 12:20

ouep!

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MessageSujet: Re: Trifouille International   Ven 23 Mai - 12:42

Jamou !!! Tu aas encore oublié de t'épiler !!!

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MessageSujet: Re: Trifouille International   Ven 23 Mai - 19:07

putaiiing! mais touchez pas à ce sujet quoi! crotte alors!
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MessageSujet: Re: Trifouille International   Ven 23 Mai - 19:18

Starfok 1er a écrit:
Quand je vois trifouille international souillé par le flood, je ne peux qu'être heureux d'avoir quitté la FAIM. Morphal se retournerait dans son gigot funéraire s'il voyait ça...


ça fait des mois qu'on essaye de redémarrer trif int avec morphal, mais tu vois... le flood c'est pour l'appeler pardelà les frontières du Net!
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Logos
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MessageSujet: Re: Trifouille International   Lun 26 Mai - 13:46

Callaghan arriva devant l'imposant portail de la demeure de son client. L'objectif d'une caméra de surveillance se fixa sur lui un instant, puis les deux battants en fer forgé pivotèrent afin de liberer l'accès. Il continua à avancer sur plusieurs centaines de mètres au coeur de ce qui ressemblait plus à une jungle miniature au vu de la hauteur des arbres bordant le chemin qu'à un jardin.John Callaghan était pensif. Le matin même, il avait reçu un appel d'un certain Lord Windslow, lui demandant de venir à sa résidence pour une mission extrêmement bien rémunérée.
ça faisait 5 ans jour pour jour que john avait quitté la police de new york. Il s'était recyclé depuis dans le privé, effectuant ici et là quelques traveaux de filature, fouilant quelques fois dans la vie privée des gens pour subvenir à ses besoins. Il s'était fait un nom à force de perseverer, non pas qu'il était plus doué qu'un autre, mais il avait l'avantage de n'éprouver aucun remord à dépasser les limites, moyennant finances bien entendu.
Il arriva finalement devant la porte d'entrée de la résidence. Un majordome accourut vers lui pour l'accueillir.
Il le guida jusqu'à une salle spacieuse ou trônait un large bureau derrière lequel un confortable fauteuil donnait de dos à la porte. Le majordomme quitta la salle en prenant soin de fermer la porte. Le siège pivota lentement. Lord Windslow était souriant. Il invita Callaghan à s'assoir d'un geste de la main.

- "Bonjour inspecteur Callaghan. Bienvenue dans mon humble demeure.
- Je vois que vous êtes renseigné à mon sujet, mais vous devez surement savoir que je suis autant inspecteur que votre demeure est humble, c'est à dire absolument pas. Venons en au fait. Qu'attendez vous de moi ?
- Humm... Vous faites honneur à votre réputation à ce que je vois. Aussi direct qu'on le prétend. Bien. Savez vous qui je suis, Callaghan ?
- Officiellement un riche homme d'affaires, héritier d'une riche famille britannique.
- Et officieusement ?
- Des rumeurs prétendent que vous seriez le meneur d'un mouvement idéologique extravagant qui croit en l'existence de peuples extraterrestres et qui prétend qu'il y'en aurai même qui vivrait sur terre sous une fausse identité.

- Je vois que vous aussi vous vous êtes renseigné à mon sujet. Cela me convient. Tout vous expliquer aurai pris trop de temps.
- Donc cette rumeur est fondée. Vous êtes bien le gourou d'une secte ?
- Nous en sommes pas une secte. Nous ne demandons à nos membres aucun financement. D'ailleurs nous ne voulons pas que notre mouvement s'étende, du moins pas pour le moment. Je dirai que nous sommes plus des chercheurs.
- Et que cherchez vous au juste ?
- Des réponses. Et c'est la que vous intervenez.
"Putain, je le sentais venir ce coup là, se dit Callaghan. Non mais est ce que j'ai une tête à croire à leurs conneries?"
- Est-ce que vosu insinuez que ma mission a quelque chose à voir avec vos croyances extra-terrestres?
- Vous n'êtes pas obligé d'y croire. Vous aurez carte blanche pour votre mission, et toutes les dépenses que vous estimerez nécessaires pour la mener à bien seront prises en charge, sans conditions.
- Je vous écoute.
- Bien. Comme vous l'avez dit plus tôt, nous pensons que certains individus extra-terrestres vivent sur terre. Mais nous nous sommes demandé pourquoi ils n'avait pas essayé de prendre contact. Nous pensons que le plus probable est que dans l'univers il y'a plusieurs peuples différents qui connaissent notre existence, ou du moins l'existence d'une planète capable de les accueillir. Il se peut donc que ces individus que nous hébérgeons soient des criminels venus chercher refuge, ou que ce soit des émissaires. Nous ignorons si le gouvernement dialogue avec eux. Nous avons constitué une archive de cas suspicieux et nous voulons vérifier notre théorie. Plusieurs élèments étranges se sont produis ces derniers temps. Votre travail est d'enquêter sur ça.

Callaghan resta silencieux quelques instants.

- Je dois avouer mon sceptiscisme extrême quant à la veracité de ce que vous dites. Je n'ai jamais été partisan des nombreuses théories du complot qui germent dans des esprits déséquiliibrés et paranoïaques, et je sais d'après mon expérience que l'explication est souvent très simple, tellement simple que les gens refusent d'y croire. Qu'attendez vous de moi exactement ? Que je prenne des extra terrestres en flagrant délit en train de lobotomiser une vache ? Je ne sais même pas à quoi c'est sencé ressembler votre cible !

- Nous pensons qu'ils ont la même apparence que nous. Tout ce que vous aurez à faire c'est suivre les individus que nous avons listé, noter leurs contacts, leurs activités, etc... Vous serez payé quelque soit le résultat.

Lord Windslow tendit un bout de papier à Callaghan. L'ancien inspecteur n'était pas de nature impressionable, mais il ne put s'empecher de se penser "Oh putain !" quand il vit le nombre de zéros se succédant sur le chéque.

- Ceci est une avance, reprit le Lord. Si vous acceptez ce travail, cet argent est à vous. Si vous réussissez, vous recevrez le double. Alors ?
- C'est bon j'accepte.
- Très heureux de l'entendre. Voici le dossier qui contient les informations dont vous avez besoin pour commencer.


Callaghan était furieux quand il remonta dans sa voiture. "Enfoiré de british de mes deux. M'envoyer moi chercher des extra terrestres ! Pour qui il me prend ce connard ?"
Il démarra en trombe et se calma un peu. "Bon c'est bien payé alors je m'en fous de leurs conneries. j'en ai fait des sales boulot mais là ! Pense à l'argent et finis le boulot."

Sorti de la résidence, il jeta un rapide coup d'oeil au dossier remis par le Lord et y trouva sa première cible. "Hmmm... ça pourrait être interessant finalement"
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